Publié le 20/11/2009 à 21:56 par chlinfernal
A l’assaut du Ternois, telle est la mission de cette nuit pour nous, Chevaliers.
Revêtus de nos harnachements, dont la représentation sera bien lointaine de celle de l’armure, même si parfois ils pourraient en avoir le poids, nous aurons à charge de défendre le territoire du Ternois, pacifier cette zone, protéger les pauvres, attaquer les infidèles, en gardant en mémoire toutes les principes de vertus et de commandements des Chevaliers.
Une seule ombre à ce tableau médiéval : pas d’épée, ni même de lance comme le voudrait la tradition, mais qu’importe puisque ce sera dans une chevauchée purement pacifique et dans un pur esprit de franche camaraderie que nous nous retrouverons à gambader de nuit sur les chemins…
Publié le 19/11/2009 à 22:40 par chlinfernal
C’est le cœur bien triste que je pris la route, ce dimanche 15 novembre, vers Aire-sur-la-Lys afin de participer aux Cross du Club, à défaut de pouvoir participer aux 45 km du Trail Extrême de Lille.
La faute à cette maudite et fichue épine qui s’était invitée dans mon pied !
Bon bah, 6400 mètres, même si j’avais encore mal à la voûte plantaire, ça devait être faisable. Quoique, avec des pointes aux pieds, ce n’était pas ce qu’il y avait de mieux pour amortir les chocs…
Le temps était idéal, avec une température bien douce pour la saison, un peu de soleil et du vent.
A mon arrivée, les animations dans le Jardin Public d’Aire-sur-la-Lys battaient leur plein avec les jeunes en pleine action. C’était magnifique de les voir se battre, y mettre toute leur détermination et leur fougue.
10h45, place au Cross populaire où se présentèrent sur la ligne de départ essentiellement les athlètes du Club d’Aire-sur-la-Lys, d’Hazebrouck, Saint-Omer et de Saint-Venant.
Une impression de participation plus faible qu’à l’accoutumée pour cette édition 2009.
Coup d’envoi pour une épreuve dont j’appréciai le terrain mais beaucoup moins la distance, bien trop courte pour mon moteur diésel qui avait besoin d’un bon « tour » de chauffe.
Encore une fois et, surtout dans ce type d’épreuve, un départ rapide, beaucoup de jeunes en tête, ceux du club et quelques têtes inconnues avec lesquelles j’allais devoir composer et surtout observer et jauger. Pas panique, et surtout prudence, ne pas se mettre dans le rouge.
Mais déjà, après à peine 500m, je me retrouvai derrière un jeune d’Hazebrouck, inconnu pour moi, je le suivis quelques mètres avant de le dépasser dans les zigzags à travers la pâture adjacente au Jardin Public. Dès lors je me retrouvai en tête et poursuivis mon chemin sur la boucle à parcourir 4 fois, sur un parcours relativement plat, avec de nombreux méandres permettant sans cesse de croiser ses camarades de club afin de s’encourager mutuellement et au public de voir passer régulièrement les athlètes. Quelques buttes, en nombre plus important par rapport à l’édition 2008 relevèrent très légèrement la difficulté.
A l’issue de la 1ère boucle, le profil de la course avait déjà changé, Olivier me talonnait, 50m derrière, suivi lui-même d'Hervé.
Puis au fil des tours, la distance entre nous deux s’allongea pour atteindre près de 200m, alors que je craignais l’inverse, avec une impression de réduction de mon allure et la douleur à la voûte plantaire qui se réveilla légèrement.
J’arrivai
1er en 21min 26sec.. Un podium 100% Airois !
Au final, malgré le handicap au départ, je parvins à défendre, avec détermination, ma 1ère place de l’année précédente.
Quand j’vous dis que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes...
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Publié le 18/11/2009 à 22:41 par chlinfernal
Toute une nuit à courir… Tel est le programme qui m’attend dans la nuit de vendredi 20 au samedi 21 novembre.
Départ à zéro heure de Saint-Pol-sur-Ternoise pour un périple nocturne de 76 km (minimum !) avec un dénivelé supérieur à 1000 mètres, sur les traces du GRP Ternois Nord.
C’est en compagnie de la Confrérie des Horizons que je me baladerai sur les chemins du Ternois.
A priori, nous devrions être une bonne petite troupe au départ, tout au moins !
J’imagine déjà une longue procession de spectres éclairés de lampes frontales, à travers la brume, sur les chemins du Ternois, sous une pleine lune ne révélant qu’avec parcimonie l’identité de ces fantômes, passant, au gré de leur pérégrination, devant les trésors que recèle ce Ternois profond.
Publié le 15/11/2009 à 19:34 par chlinfernal
Trois jours après les Foulées Punéennes, le 11 novembre, je me retrouvai à Haillicourt pour la 2ème édition des Foulées à Part, une course un peu particulière car se déroulant quasiment uniquement sur les terrils jumeaux de la fosse 6 dudit lieu.
J’avais plutôt bien récupéré donc quoi de plus normal que de participer à une course « nature ».
Départ depuis la salle des sports dans le centre d’Haillicourt, pour nous emmener après 700m de macadam sur le site de la fosse 6 pour une découverte du paysage minier.
Seulement 63 concurrents avaient pris le départ de cette course atypique qui semble avoir souffert de polémiques.
La météo fut conforme en tous points de vue à celle de l’année dernière, après des jours continus d’averses, la pluie avait décidé de faire une trêve, le vent fut le seul élément perturbateur.
Dès le coup d’envoi, 7 coureurs se placèrent aux avant-postes. Je laissai faire jusqu’à l’entrée sur le site minier. Sur le long sentier, orné de belles flaques, je parvins au niveau de la tête de la course. Gêné, ne pouvant anticiper les flaques d’eau, je fus bien souvent contraint de les traverser, ou alors de faire de grands écarts où la boue me déstabilisa. Le parcours était plat jusqu’à l’entrée sur le terril, avec un passage bien boueux juste avant. Je me retrouvai en compagnie de A.L..
Une première petite butte que je passai facilement. Le tour sur le plateau schisteux adjacent aux terrils jumeaux (180m de hauteur) qui me rappela quelques souvenirs, ceux de l’année précédente où je fis plusieurs tours faute d’aiguillage des bénévoles. Mais cette année, les organisateurs avaient fait un admirable travail de balisage. Il était impossible de se perdre.
Après cette boucle, une belle descente étroite en dévers avant d’attaquer une butte où je perçus les restes des 10 km de Lapugnoy. Les cuisses furent bien dures, en haut de la butte, je m’arrêtai pour marcher, laissant A.L. s’échapper.
Dès lors, il creusa un écart que je ne parvins jamais à réduire. Je fis ma course en surveillant plutôt mes poursuivants.
Une succession de petits bosses pas bien méchantes sur un circuit qui faisait le tour des terrils jumeaux, sur un sol schisteux qui avait bien absorbé l’eau qui s’était abattue sur la région ces derniers jours.
Après la partie minérale au gris dominant, le vert fut à l’honneur grâce au passage dans une zone plantée, boisée.
Tout à coup sur cette portion, entre les 6 et 7èmes kilomètres, je ressentis une piqûre vive dans le pied m’obligeant à l’arrêt immédiat. Je pensai à un fil barbelé. Il s’agissait tout simplement d’une énorme branche épineuse, venue transpercer ma chaussure gauche et se planter dans la voûte plantaire. Je retirai difficilement la branche et repartis de plus belle. En me relevant, je me retournai pour constater que S.B. me talonnait.
Ce fut un réel plaisir que de courir sur cette boucle dans cette zone appelée « les Glachoires ». En sortant de là, je croisai quelques coureurs entamant leur boucle.
A la différence de l’année dernière, nous eûmes droit à nouveau à une petite butte sur un terril plat suivie d’une portion sinueuse à travers la végétation avant de retrouver le long chemin de l’aller où j’eus le temps d’apercevoir A.L. presque 200m devant moi.
Cette année, pas de passage par le centre-ville, mais simplement un retour sur le macadam jusqu’à la salle des sports.
Je passai la ligne d’arrivée à la
2ème place en 35min 29 sec (et 1er V1) pour un parcours de 10 km avec un dénivelé positif de 240m.
Une belle course sur un magnifique parcours, digne d’un cross-country, qui mériterait une affluence plus importante. Peut-être était-ce dû à la polémique que j’eus l’occasion de lire dans le canard local qui pourrait en être la cause, à savoir l’existence de cendres radioactives issues d’anciennes centrales thermiques sur ce site, selon l’association écologiste Robin des Bois, qui, par ailleurs, prônerait la fermeture du site au public.
Tout cela n’était pas fait pour me rassurer suite à ma piqûre dans le pied. Et si j’avais été contaminé par quelques éléments radioactifs ???
Radioactive ou pas, cette blessure m’occasionne actuellement quelques soucis.
Deux jours pendant lesquels j’eus beaucoup de mal à poser le pied, une antibiothérapie, une piqûre de rappel de tétanos (j’ignorai mon statut de séro-protection contre les quelques bacilles traînant dans notre sous-sol… ).
Pas très sérieux ! Mais n’est-ce pas toujours les cordonniers les plus mal chaussés ?
Bah justement, en matière de "chaussage", actuellement, c’est pas l'pied…
En illustration, les terrils jumeaux de la fosse 6 d'Haillicourt photographiés par Daniel Dekens, de magnifiques clichés que je vous invite à découvrir.
http://picasaweb.google.fr/danieldekensphotographies/ExpositionSurLaFosse6DHaillicourt#
Publié le 14/11/2009 à 21:03 par chlinfernal
Ce dimanche 15 novembre, à défaut de participer au Trail Extrême Lillois (45 km) en raison d'une blessure contractée au pied lors des Foulées à Part d'Haillicourt, je me vois contraint de participer au Cross de mon Club, et seulement 6,4 km.
Pffff !
Il me sera difficile de défendre ma 1ère place de l'année dernière, mais l'essentiel est de participer !
Publié le 11/11/2009 à 19:51 par chlinfernal
Participation ce dimanche 8 novembre aux Foulées Punéennes à Lapugnoy, une course qui me tenait particulièrement à cœur, tout d’abord parce que organisée par une équipe super sympathique, ensuite pour une bonne cause avec 2 € des frais d’inscription reversés au Téléthon et surtout un superbe parcours dans le bois de Roquelaure.
Un peu moins de fréquentation cette année probablement en raison de la concurrence du cross de Vermelles mais surtout de celle du Trail des Mingeux ed’maguettes à Givenchy-en-Gohelle.
Après retrait du dossard, j’eus bien du mal à partir m’échauffer en raison de la rencontre de nombreuses connaissances. Y’a pas à dire, mais, au fil des années, la course à pied, ça tisse des liens.
Une boucle dans le bois afin de m’échauffer mais surtout pour faire un état des lieux, à savoir l’état du terrain après la semaine de pluies à laquelle nous eûmes droit.
Eh bien, belle surprise, le parcours n’était pas si boueux que cela. Les feuilles tombées sur les sentiers en sous-bois avaient créé un tapis bien amortissant et masquant la boue. Il fallait cependant redoubler de vigilance afin de ne pas glisser ou se tordre les pieds, ne sachant pas toujours sur quoi nous courrions.
10h45, coup d’envoi de la 6ème édition avec sur la ligne quelques favoris. Comme d’habitude et pour ne pas déroger à l’idée que mon journaliste préféré s’était faite de moi, je restai en retrait, prenant du coup un départ « médiocre » ! Au coup de sifflet, les concurrents se lancèrent rapidement, mais déjà une chute devant moi, j’eus juste le temps de faire un écart afin d’éviter de me retrouver les quatre fers en l’air.
Une légère descente de quelques centaines de mètres, puis immédiatement une côte pour parvenir au bois de Roquelaure.
A l’orée du bois, je me situai dans les 10 premiers. Commencèrent alors les choses sérieuses. Après les premiers mètres dans le bois sur un chemin en montée, j’observai les alentours. Aucun affolement ne semblait régner, aussi, discrètement, je me faufilai et me plaçai en tête, sans trop accélérer. Un petit coup d’œil en arrière pour voir comment réagissaient mes poursuivants. Je ne me posai ensuite plus trop de questions, continuant à courir, sans me retourner, accélérant même un peu trop, avalant les kilomètres, au gré de la succession de montées et de descentes, sans possibilité réelle de récupération, sur ces sentiers sauvages bordés de belles fougères, tout en essayant d’être le plus attentif possible à mes appuis car nombreux étaient les cailloux, les silex émergeant de la terre tels d’énormes crocs, et particulièrement dans les belles descentes.
La sympathique organisation nous avait concoctés un parcours bien technique avec de beaux virages assez serrés, où relancer la machine était d’une réelle difficulté. A ces endroits, les sentes forestières étaient tavelées de trous boueux, jonchés de feuilles mortes, provoquant une perte de temps.
Cependant le bois, bien humide, était resplendissant. Un timide soleil daigna émettre quelques rayons dont la lumière dardait telle des lames d’or à travers les branchages des feuillus en habit d’automne.
Du sol détrempé montait une odeur puissante de cette terre, effluve seulement vicié par les gaz d’échappement émanant du quad sur lequel se trouvaient les officiels de la ligue et, qui, par moments, m’incommodaient. A quand des officiels, à VTT, ce serait sportif et terriblement bon pour la planète ??? Utopie !
La première boucle achevée, j’amorçai la 2ème mais avec un peu moins d’aisance. La douleur à la cuisse, survenue 2 jours auparavant, refit surface. Ma foulée devint moins légère, notamment dans les montées. Je me retournai alors pour voir où se situaient mes poursuivants. Ayant fait le trou, je me contentai de gérer ma place.
Je passai la ligne d’arrivée à la
1ère place en 35min 40sec, soit 40 sec de plus que l’année dernière, pour un parcours d'un peu plus de 10 km et un dénivelé positif de 269m.
Comme l’a souligné mon journaliste préféré avec lequel je me réconciliai (à vrai dire, jamais nous n’avons été en désaccord !), je récoltai enfin le fruit de ma régularité depuis quelques temps.
En espérant que ça durera ???
Merci à Christophe pour la transmission de la photo et à Olivier le photographe du jour.
Publié le 10/11/2009 à 20:48 par chlinfernal
Au programme, ce 11 novembre, une escapade à Haillicourt pour les Foulées à part.
2ème édition pour cette course nature, avec découverte des terrils d'Haillicourt.
Je ne sais pas ce qui m'attend, mais... Il parait qu'il y aurait des cendres résiduelles radioactives sur ces terrils. Bah, en v'là une affaire... A suivre...
Publié le 06/11/2009 à 21:05 par chlinfernal
Au programme dimanche prochain, les 10 km de Lapugnoy, une course qui se court en grande partie dans le Bois de Roquelaure.
Un magnifique parcours digne d'un cross.
Et vu la météo des jours derniers, ça risque d'être bien boueux !!!
Ce sera ma 2ème participation à cette épreuve.
Pour mémoire, ma première édition, c'est ici :
http://chlinfernal.centerblog.net/6396140-Une-balade-automnale-
Publié le 04/11/2009 à 21:41 par chlinfernal
En ce samedi 31 octobre, jour où l’on fêtait Halloween, quoi de plus normal que de courir le Trail du Diable.
Le Trail du Diable ??? Brrrrr… Pas très engageant, me diriez-vous ?
Eh bien, détrompez-vous, ce fut un magnifique parcours-trail concocté par Christophe avec qui j’avais fait rendez-vous à Lespesses pour un petit entraînement.
Ça commença plutôt mal, je ne retrouvai pas la rue de la Chapelle, point de départ de la sortie.
Lespesses est un charmant petit village situé à l’entrée des collines de l’Artois, assez étendu avec différents hameaux, ce qui expliqua mon égarement. Apercevant quelques enfants, je m’arrêtai afin de leur demander mon chemin. Une sorcière équipée de son balai fut bien incapable de me répondre.
Pas de très bon augure tout cela, peut-être m’avait-elle lancé un sort au passage, étant dans l’impossibilité de lui offrir un bonbec…
Aussi continuai-je à tourner en rond !!! Grâce au balisage du GRP de la Lys, je parvins à retrouver la fameuse Chapelle Notre-Dame-des-Affligés.
Brrrr !!! Encore un mauvais présage ? Pas très réjouissant comme lieu de rendez-vous… A moins d’être déjà handicapé !
Même le ciel avait décidé d’ajouter sa touche personnelle à cette ambiance d’un gris dominant, avec un plafond bas et un faible luminosité propice à Halloween.
Cette sortie fut l’occasion de découvrir de nombreux petites voyettes, creuses, cavées inconnues, de découvrir le patrimoine architectural et l’histoire des villages traversés grâce à Christophe, le guide du jour, membre de l’association Qualité de vie et Patrimoine.
Nous partîmes en grimpant immédiatement en direction de Saint-Hilaire-Cottes, un petit slalom à travers différentes voyettes afin de tirer au maximum profit de tous les sentiers locaux sinuant entre les arbres, avant de prendre un bonne partie du circuit de la Méroise jusqu’à la chaussée Brunehaut, en passant par les anciens corons de Lières puis l’ancienne voie ferrée qui surplombe la vallée du Mont Rouge où nous eûmes l’occasion de voir quelques lapins ayant encore échappé aux derniers tirs des chasseurs. Toute une partie assez découverte, battue par les vents et qui faisait la part belle aux nombreux champs cultivés.
Nous descendîmes dans Ames par un sentier très champêtre (une partie du tracé des Fauconniers) dont je ne soupçonnais même pas l’existence ; une sente étroite, arborée, au sol jonché de feuilles mortes aux couleurs chaudes orangées de l’automne en parfaite adéquation avec les teintes d’Halloween. Nous parvînmes à l’église dudit village ; une belle église Saint-Pierre de style roman datant du 11ème siècle.
Cette sortie fut l’occasion de redécouvrir tous ces petits villages pittoresques implantés dans la vallée de la Nave.
Direction Ferfay par des chemins ruraux avant de prendre une partie du sentier des Fauconniers vers Lierettes, hameau de Ames, puis une portion du GRP de la Lys et ce jusqu’à Faucquenhem, en suivant le ruisseau de la Nave, sur de belles voyettes qui dessinaient un parfait paysage bocager.
Puis Christophe décida de me montrer le Gué sur la Nave, preuve que ce ru n’a pas toujours été très sage et fut capable de sortir de son lit. Un petit détour bien agréable par le chemin du Pire. Eh pourtant ce nom n’avait à priori rien d’engageant. Oh, la, la… Qu’allait-il encore nous arriver ?
En fait ce chemin du Pire correspond à une ancienne voie gallo-romaine.
Une grimpette vers le mont de Lières par un petit chemin avec, sur la gauche Lespesses, devant, Ecquedecques et à droite, Hurionville.
Nous retrouvâmes le balisage du circuit des Péqueux d’lune.
Là une petite explication s’imposait, elle me fut donnée par Christophe.
Un péqueux d’lune, c’est un rêveur, un poète qui cherche son chemin en regardant les étoiles d’un œil et en admirant la lune de l’autre. Mais dans le cas présent, ce nom fait allusion à un personnage du village, qui, de retour après passage dans quelques estaminets (i’avot tell’mint fait guince), longea le ruisseau et aperçut une forme ronde ressemblant à un fromage, il se jeta à l’eau pour le récupérer. Il s’agissait tout simplement du reflet de la lune dans l’eau ! D’où l’origine locale du péqueux d’lune.
Nous revînmes sur Lespesses pour retrouver le GRP de la Lys en passant dans une belle cavée voûtée recouverte de caillebotis un peu glissants, passage sur une portion du circuit du Malannoy puis direction Bourecq par de petits passages étroits sur de petits ponts et retour à la Chapelle Notre-Dame-des-Affligés par la belle voyette .
Un petit mot de cette chapelle qui correspond en fait à celle reconstruite en 1888 et de style néo-gothique, elle fait, depuis, l’objet d’une neuvaine le 1er dimanche de septembre. A cet endroit avait été retrouvée la statue de la Vierge Mère tenant dans ses bras l’Enfant Jésus, puis cachée par des habitants du village. Mais où donc se trouve-t-elle ? Enfouie dans le terrain de Christophe ??? A voir…
Au retour à la Chapelle, nous tombâmes à nouveau sur la ribambelle de gamins déguisés et sur ma charmante sorcière verruqueuse, à la coiffure hirsute, qui, pour obtenir des bonbons, avait enfin trouvé la rue de la Chapelle.
Le nom de ce parcours a été donné par Christophe, en référence à Saint-Michel. Dans l’église de Lespesses se trouve une représentation de Saint-Michel terrassant le dragon. Sur la sculpture, une corne manque sur la tête du dragon. Une légende dit que cette corne aurait été cassée par une Lespessoise un peu spéciale, jalouse et furieuse d’avoir été cocufiée par son mari. Eh ben… Il s’en passait de belles à Lespesses !
Mais rassurez-vous, ce parcours du Diable n'avait rien de diabolique, car, hormis ces enfants fêtant Halloween, nous ne croisâmes aucun spectre, zombie, goule ou autres personnages effrayants.
Un entraînement de 20,5 km en 1h 46 min 53sec avec un dénivelé positif de 335m.
Pourquoi une avant-première pour ce Trail du Diable ?
Tout simplement parce que Christophe a dans l’idée d’en faire un Trail officiel. Un magnifique parcours sans quasiment aucun passage macadamisé et combinant les circuits locaux de randonnées pédestres des Fauconniers, La Méroise, du Malannoy et du GRP de la Lys. Bref… Que du bonheur !
Avis aux organisateurs du Trail de la Lys Romane… Lorsque la fête de la Lys Romane sera délocalisée à Lespesses…
En illustration : peut-être la mascotte du Trail du Diable ???
Publié le 01/11/2009 à 12:42 par chlinfernal
Ch’diminche 25 octobre, j’voulos grimper tout in haut de ch’terril…
Je pris comme point de départ de ma longue sortie, le petit village de Nédonchel, niché dans la vallée de la Nave.
Après avoir emprunté une portion du GR127 jusqu’à Amettes, je partis en direction de Bailleul-les-Pernes afin de longer la Coqueline ; sur cette partie très bucolique, où la végétation formait une belle voûte arborée, je fis une belle culbute, en me prenant les pieds dans un bout de planche faisant fonction de contremarche. Il s’en fût fallu de peu que je fasse un magnifique plongeon dans la rivière !!!
Eh pourtint, j’allos tout douch’mint, hésitant su més tiotes gambettes !!!
Direction la route entre Aumerval et Ferfay que je coupai pour prendre un sentier en face placé sur le circuit du « Pas de Saint-Martin », mais finalement au lieu de me retrouver dans Ferfay, j’arrivai au niveau de « la Guillotine », à Cauchy-à-la Tour, après avoir pataugé dans un sentier très boueux suite à la journée de pluie de la veille. Cela rallongea le parcours. Mais peu importait, je découvris de nouveaux chemins et là était l’essentiel.
Un petit bout de route en direction de Ferfay avant de prendre un sentier qui m’amena jusqu’au bois de Saint-Pierre, situé sur les contreforts des collines de l’Artois entre le pays minier et le Ternois.
A cet endroit se situe un terril conique que l’on discerne à peine tellement il a été colonisé par la végétation et en particulier des arbres.
Le terril de Saint-Pierre : objectif du jour.
Ce terril est l’un derniers témoignages de l’activité minière sur le secteur Artois-Lys et présente un grand intérêt sur les plans floristique et faunistique.
En cette saison, de nombreuses espèces d’arbres avaient revêtu leurs feuillages aux teintes automnales, comme les chênes, hêtres, noisetiers, bouleaux, la chute des feuilles recouvrant les chemins d’un tapis amortissant mais cachant aussi les pièges dans lesquels les pieds pouvaient se prendre.
Avant d’entamer l'ascension du terril, je fis le tour du parcours de santé du bois de Saint-Pierre, recherchai l’escalier menant au sommet du terril. Je ne le retrouvai pas, je me perdis encore une fois dans ce bois, où un dédale de sentiers s’offrait au quidam. J’entrepris d’escalader le terril tant bien que mal et plutôt mal que bien, tout à travers, en glissant par endroits sur ces schistes.
Ayé, j’y étos tout in haut de ch’terril, berché par ch’vint, mais fin bénache !
Enfin, c’est ce que je croyais car… J’entendis des voix.
Au sommet du terril de Saint-Pierre, ce ne fut pas Saint-Pierre qui m'accueillit, me tendant les bras, m’appelant à lui. Mon heure n’était pas encore venue !!! Même pour le Paradis...
Encore que ça aurait bien pu y ressembler car une bande de chasseurs ratissaient les abords. J’en profitai pour leur demander où se trouvait l’escalier d’accès, l'un d'eux me renseigna et me demanda d’être vigilant en raison de la présence en bas de chasseurs (c’était le monde à l’envers !).
Au sommet, je pris le temps de découvrir et de savourer le large panorama sur les communes avoisinantes mais aussi plus loin sur le pays minier.
En effet, en bas, ça canardait… Et pas qu’un peu… Pas le quart d’heure de s’éterniser à cet endroit.
Je ne lambinai donc pas sur le secteur, et suivis le balisage du « Scyrendale », je me retrouvai alors dans un secteur planté de conifères et je partis à droite pour trouver le chemin vers Hurionville, celui parallèle à l’ancienne voie ferrée. Je me retrouvai dans un cul-de-sac, au niveau d’anciens cratères, restes de la dernière guerre. Je fis demi-tour pour revenir dans la pinède et sortis du bois sur l’ancienne voie ferrée qui reliait la fosse de Ferfay à la gare de Lillers, un sentier bien large limité de chaque côté par des arbres, avec beaucoup de châtaigniers dont les fruits tombés recouvraient le sol de leurs bogues épineuses que je m’amusais à écraser.
Arrivé à Hurionville, je pris la route vers Ames et surtout sa belle côte, face au vent, puis le premier sentier sur ma droite, celui de « Ch’Canard » afin d’atteindre Faucquenhem. De là, je retrouvai le GRP de la Lys, vers Lières et Ames, avec, les bons souvenirs de la semaine précédente qui refaisaient surface.
La traversée d’Ames, sur macadam, fut moins intéressante, je parvins au S d’Ames-Amettes.
Par une magnifique « petite voyette », je descendis dans Amettes, avant de grimper encore et toujours sur le GRP de la Lys jusqu’à Nédonchel.
La boucle de 26 km fut bouclée en 2h 10min pour un dénivelé positif de 410m.