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chlinfernal
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Faire découvrir Febvin-Palfart et mes nombreuses passions
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Blog Loisirs
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12.04.2008
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désolé laurence, j'ai eu beau chercher, regarder dans le ciel hier soir. des étoiles, je n'en ai point vues !...
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Par Phil, le 06.11.2009

est moi qui arrive avec la lune !!!! *. * . + . * ),"( . * . + * . +. + . * . + . * . * . + . * . * . * . * ....
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Par LS, le 05.11.2009

salut philippe! vraim ent sympa le récit de notre escapade en ce jour d'halloween (c'est une idée pour fixer ...
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merci christian pour l'info sur cette course à part. j'espère être présent si j'ai bien récupéré des 10km de ...
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Par Phil, le 04.11.2009

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bonsoir phillipe encore une chapeau!! à quand la prochaine bises laurence...
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Par mmecadeau, le 31.10.2009

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hum... hum... mon sourire est tout naturel ! a vrai dire, je ne m'étais pas rendu compte de la présence du p...
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Par Phil, le 29.10.2009

j'ai comme l'impression que tu contactes le(s) journaliste(s) avant certaines courses car, regarde-toi bien, t...
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Par Marie, le 29.10.2009

poétique et émouvante, cette évocation de mauricette au long de la lys ! merci et bonnes courses !...
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Par L. S., le 29.10.2009

salut christophe ! faire souffrir olivier ??? c'est pour toutes les fois où il m'a emmené dans des situatio...
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Par Phil, le 25.10.2009

salut phil! très sympa le résumé de la sortie gr. au fait faudra que tu me montres la chapelle sainte apollin...
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Par Christophe++Rigaul, le 25.10.2009

trés belle course,félicita tion à tout ton groupe, c'est trés bien d'être passionner comme çà à bientôt lauren...
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Par LS, le 23.10.2009

re-salut christophe, je t'enverrai les photos du périple. a+htt p://chlinfernal. centerblog.net...
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Par Phil, le 22.10.2009

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Un p'tit tour à Lapugnoy !

Publié le 06/11/2009 à 21:05 par chlinfernal
Un p'tit tour à Lapugnoy !
Au programme dimanche prochain, les 10 km de Lapugnoy, une course qui se court en grande partie dans le Bois de Roquelaure.
Un magnifique parcours digne d'un cross.
Et vu la météo des jours derniers, ça risque d'être bien boueux !!!

Ce sera ma 2ème participation à cette épreuve.
Pour mémoire, ma première édition, c'est ici :

http://chlinfernal.centerblog.net/6396140-Une-balade-automnale-




Le Trail du Diable en avant-première !

Publié le 04/11/2009 à 21:41 par chlinfernal
Le Trail du Diable en avant-première !
En ce samedi 31 octobre, jour où l’on fêtait Halloween, quoi de plus normal que de courir le Trail du Diable.

Le Trail du Diable ??? Brrrrr… Pas très engageant, me diriez-vous ?

Eh bien, détrompez-vous, ce fut un magnifique parcours-trail concocté par Christophe avec qui j’avais fait rendez-vous à Lespesses pour un petit entraînement.
Ça commença plutôt mal, je ne retrouvai pas la rue de la Chapelle, point de départ de la sortie.

Lespesses est un charmant petit village situé à l’entrée des collines de l’Artois, assez étendu avec différents hameaux, ce qui expliqua mon égarement. Apercevant quelques enfants, je m’arrêtai afin de leur demander mon chemin. Une sorcière équipée de son balai fut bien incapable de me répondre.
Pas de très bon augure tout cela, peut-être m’avait-elle lancé un sort au passage, étant dans l’impossibilité de lui offrir un bonbec…
Aussi continuai-je à tourner en rond !!! Grâce au balisage du GRP de la Lys, je parvins à retrouver la fameuse Chapelle Notre-Dame-des-Affligés.
Brrrr !!! Encore un mauvais présage ? Pas très réjouissant comme lieu de rendez-vous… A moins d’être déjà handicapé !
Même le ciel avait décidé d’ajouter sa touche personnelle à cette ambiance d’un gris dominant, avec un plafond bas et un faible luminosité propice à Halloween.

Cette sortie fut l’occasion de découvrir de nombreux petites voyettes, creuses, cavées inconnues, de découvrir le patrimoine architectural et l’histoire des villages traversés grâce à Christophe, le guide du jour, membre de l’association Qualité de vie et Patrimoine.

Nous partîmes en grimpant immédiatement en direction de Saint-Hilaire-Cottes, un petit slalom à travers différentes voyettes afin de tirer au maximum profit de tous les sentiers locaux sinuant entre les arbres, avant de prendre un bonne partie du circuit de la Méroise jusqu’à la chaussée Brunehaut, en passant par les anciens corons de Lières puis l’ancienne voie ferrée qui surplombe la vallée du Mont Rouge où nous eûmes l’occasion de voir quelques lapins ayant encore échappé aux derniers tirs des chasseurs. Toute une partie assez découverte, battue par les vents et qui faisait la part belle aux nombreux champs cultivés.

Nous descendîmes dans Ames par un sentier très champêtre (une partie du tracé des Fauconniers) dont je ne soupçonnais même pas l’existence ; une sente étroite, arborée, au sol jonché de feuilles mortes aux couleurs chaudes orangées de l’automne en parfaite adéquation avec les teintes d’Halloween. Nous parvînmes à l’église dudit village ; une belle église Saint-Pierre de style roman datant du 11ème siècle.

Cette sortie fut l’occasion de redécouvrir tous ces petits villages pittoresques implantés dans la vallée de la Nave.
Direction Ferfay par des chemins ruraux avant de prendre une partie du sentier des Fauconniers vers Lierettes, hameau de Ames, puis une portion du GRP de la Lys et ce jusqu’à Faucquenhem, en suivant le ruisseau de la Nave, sur de belles voyettes qui dessinaient un parfait paysage bocager.
Puis Christophe décida de me montrer le Gué sur la Nave, preuve que ce ru n’a pas toujours été très sage et fut capable de sortir de son lit. Un petit détour bien agréable par le chemin du Pire. Eh pourtant ce nom n’avait à priori rien d’engageant. Oh, la, la… Qu’allait-il encore nous arriver ?
En fait ce chemin du Pire correspond à une ancienne voie gallo-romaine.

Une grimpette vers le mont de Lières par un petit chemin avec, sur la gauche Lespesses, devant, Ecquedecques et à droite, Hurionville.
Nous retrouvâmes le balisage du circuit des Péqueux d’lune.
Là une petite explication s’imposait, elle me fut donnée par Christophe.
Un péqueux d’lune, c’est un rêveur, un poète qui cherche son chemin en regardant les étoiles d’un œil et en admirant la lune de l’autre. Mais dans le cas présent, ce nom fait allusion à un personnage du village, qui, de retour après passage dans quelques estaminets (i’avot tell’mint fait guince), longea le ruisseau et aperçut une forme ronde ressemblant à un fromage, il se jeta à l’eau pour le récupérer. Il s’agissait tout simplement du reflet de la lune dans l’eau ! D’où l’origine locale du péqueux d’lune.

Nous revînmes sur Lespesses pour retrouver le GRP de la Lys en passant dans une belle cavée voûtée recouverte de caillebotis un peu glissants, passage sur une portion du circuit du Malannoy puis direction Bourecq par de petits passages étroits sur de petits ponts et retour à la Chapelle Notre-Dame-des-Affligés par la belle voyette .
Un petit mot de cette chapelle qui correspond en fait à celle reconstruite en 1888 et de style néo-gothique, elle fait, depuis, l’objet d’une neuvaine le 1er dimanche de septembre. A cet endroit avait été retrouvée la statue de la Vierge Mère tenant dans ses bras l’Enfant Jésus, puis cachée par des habitants du village. Mais où donc se trouve-t-elle ? Enfouie dans le terrain de Christophe ??? A voir…

Au retour à la Chapelle, nous tombâmes à nouveau sur la ribambelle de gamins déguisés et sur ma charmante sorcière verruqueuse, à la coiffure hirsute, qui, pour obtenir des bonbons, avait enfin trouvé la rue de la Chapelle.

Le nom de ce parcours a été donné par Christophe, en référence à Saint-Michel. Dans l’église de Lespesses se trouve une représentation de Saint-Michel terrassant le dragon. Sur la sculpture, une corne manque sur la tête du dragon. Une légende dit que cette corne aurait été cassée par une Lespessoise un peu spéciale, jalouse et furieuse d’avoir été cocufiée par son mari. Eh ben… Il s’en passait de belles à Lespesses !
Mais rassurez-vous, ce parcours du Diable n'avait rien de diabolique, car, hormis ces enfants fêtant Halloween, nous ne croisâmes aucun spectre, zombie, goule ou autres personnages effrayants.

Un entraînement de 20,5 km en 1h 46 min 53sec avec un dénivelé positif de 335m.

Pourquoi une avant-première pour ce Trail du Diable ?
Tout simplement parce que Christophe a dans l’idée d’en faire un Trail officiel. Un magnifique parcours sans quasiment aucun passage macadamisé et combinant les circuits locaux de randonnées pédestres des Fauconniers, La Méroise, du Malannoy et du GRP de la Lys. Bref… Que du bonheur !
Avis aux organisateurs du Trail de la Lys Romane… Lorsque la fête de la Lys Romane sera délocalisée à Lespesses…

En illustration : peut-être la mascotte du Trail du Diable ???





Son associé :

Tout in haut de ch'terril !

Publié le 01/11/2009 à 12:42 par chlinfernal
Tout in haut de ch'terril !
Ch’diminche 25 octobre, j’voulos grimper tout in haut de ch’terril…

Je pris comme point de départ de ma longue sortie, le petit village de Nédonchel, niché dans la vallée de la Nave.

Après avoir emprunté une portion du GR127 jusqu’à Amettes, je partis en direction de Bailleul-les-Pernes afin de longer la Coqueline ; sur cette partie très bucolique, où la végétation formait une belle voûte arborée, je fis une belle culbute, en me prenant les pieds dans un bout de planche faisant fonction de contremarche. Il s’en fût fallu de peu que je fasse un magnifique plongeon dans la rivière !!!

Eh pourtint, j’allos tout douch’mint, hésitant su més tiotes gambettes !!!

Direction la route entre Aumerval et Ferfay que je coupai pour prendre un sentier en face placé sur le circuit du « Pas de Saint-Martin », mais finalement au lieu de me retrouver dans Ferfay, j’arrivai au niveau de « la Guillotine », à Cauchy-à-la Tour, après avoir pataugé dans un sentier très boueux suite à la journée de pluie de la veille. Cela rallongea le parcours. Mais peu importait, je découvris de nouveaux chemins et là était l’essentiel.

Un petit bout de route en direction de Ferfay avant de prendre un sentier qui m’amena jusqu’au bois de Saint-Pierre, situé sur les contreforts des collines de l’Artois entre le pays minier et le Ternois.

A cet endroit se situe un terril conique que l’on discerne à peine tellement il a été colonisé par la végétation et en particulier des arbres.

Le terril de Saint-Pierre : objectif du jour.
Ce terril est l’un derniers témoignages de l’activité minière sur le secteur Artois-Lys et présente un grand intérêt sur les plans floristique et faunistique.
En cette saison, de nombreuses espèces d’arbres avaient revêtu leurs feuillages aux teintes automnales, comme les chênes, hêtres, noisetiers, bouleaux, la chute des feuilles recouvrant les chemins d’un tapis amortissant mais cachant aussi les pièges dans lesquels les pieds pouvaient se prendre.

Avant d’entamer l'ascension du terril, je fis le tour du parcours de santé du bois de Saint-Pierre, recherchai l’escalier menant au sommet du terril. Je ne le retrouvai pas, je me perdis encore une fois dans ce bois, où un dédale de sentiers s’offrait au quidam. J’entrepris d’escalader le terril tant bien que mal et plutôt mal que bien, tout à travers, en glissant par endroits sur ces schistes.

Ayé, j’y étos tout in haut de ch’terril, berché par ch’vint, mais fin bénache !

Enfin, c’est ce que je croyais car… J’entendis des voix.
Au sommet du terril de Saint-Pierre, ce ne fut pas sur Saint-Pierre qui m'accueillit, me tendant les bras, m’appelant à lui. Mon heure n’était pas encore venue !!! Même pour le Paradis...
Encore que ça aurait bien pu y ressembler car une bande de chasseurs ratissaient les abords. J’en profitai pour leur demander où se trouvait l’escalier d’accès, l'un d'eux me renseigna et me demanda d’être vigilant en raison de la présence en bas de chasseurs (c’était le monde à l’envers !).

Au sommet, je pris le temps de découvrir et de savourer le large panorama sur les communes avoisinantes mais aussi plus loin sur le pays minier.

En effet, en bas, ça canardait… Et pas qu’un peu… Pas le quart d’heure de s’éterniser à cet endroit.
Je ne lambinai donc pas sur le secteur, et suivis le balisage du « Scyrendale », je me retrouvai alors dans un secteur planté de conifères et je partis à droite pour trouver le chemin vers Hurionville, celui parallèle à l’ancienne voie ferrée. Je me retrouvai dans un cul-de-sac, au niveau d’anciens cratères, restes de la dernière guerre. Je fis demi-tour pour revenir dans la pinède et sortis du bois sur l’ancienne voie ferrée qui reliait la fosse de Ferfay à la gare de Lillers, un sentier bien large limité de chaque côté par des arbres, avec beaucoup de châtaigniers dont les fruits tombés recouvraient le sol de leurs bogues épineuses que je m’amusais à écraser.

Arrivé à Hurionville, je pris la route vers Ames et surtout sa belle côte, face au vent, puis le premier sentier sur ma droite, celui de « Ch’Canard » afin d’atteindre Faucquenhem. De là, je retrouvai le GRP de la Lys, vers Lières et Ames, avec, les bons souvenirs de la semaine précédente qui refaisaient surface.

La traversée d’Ames, sur macadam, fut moins intéressante, je parvins au S d’Ames-Amettes.
Par une magnifique « petite voyette », je descendis dans Amettes, avant de grimper encore et toujours sur le GRP de la Lys jusqu’à Nédonchel.

La boucle de 26 km fut bouclée en 2h 10min pour un dénivelé positif de 410m.



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Les 10 km de Ruitz 2009 (1)

Publié le 28/10/2009 à 22:17 par chlinfernal
Les 10 km de Ruitz 2009 (1)
Après une nuit très courte et peu récupératrice au cours de laquelle je frissonnai tel un grippé - mais pas de panique, il ne s’agissait pas de la grippe A (H1N1) - il me fallait me lancer dans mon deuxième défi du week-end, à savoir ma participation, en ce dimanche 18 octobre, aux 10 km de Ruitz, une course que j’aime assez bien.

Arrivé à Ruitz une heure avant le départ, je suis immédiatement alpagué par Jean, le trésorier du Club d’Aire, et immédiatement après par d’autres collègues, tous pressés de connaître le résultat de l’escapade de la nuit dernière. Ils furent époustouflés de me voir présent.

Comme ils dirent, peut-être l’unique et seule occasion pour eux d’espérer me battre… Mais, je n’avais pas dit mon dernier mot, d’autant que musculairement, je me sentais plutôt bien.

2 km d’échauffement… Pour faire bien… Car j’étais encore chaud !

10h30, l’heure de gagner la ligne de départ.
Beaucoup de têtes connues, dont quelques vedettes, à noter le retour de S.L. après de longs mois d’absence pour cause de blessures. Un petit mot pour lui demander de ses nouvelles, et apparemment, il ne semblait pas guéri et pourtant, il fit une belle course pour une reprise.

Je me plaçai avec les gars du club dans le premier tiers du troupeau.

Une belle descente pour commencer et donc autant dire que le départ fut très, très rapide. Je ne m’affolai pas outre mesure, restai en compagnie de mes acolytes.
En bas de la descente (au bout de 800m), je les doublai déjà tous, un par un. Intraitable, décidé une fois encore à ne pas me laisser battre…
En passant sur la ligne d’arrivée où se trouvait le speaker du jour, en la personne de Christian, le secrétaire du club, celui-ci s’enquérit de l’état de mes jambes, je lui répondis par un petit signe du pouce.

Au bout de 1,5 km, je dépassai l’ensemble de la gente féminine de tête. Puis je fis mon petit bonhomme de chemin, continuant à doubler de nombreux coureurs dans la zone industrielle de Ruitz, puis je me calmai un peu lors des premières montées à travers les ruelles du village de Ruitz, à ce niveau je parvins au niveau d’un groupe uniquement composé de vétérans connus, je les saluai au passage. Je pris alors plaisir à essayer d’accélérer, mais vint la plus grosse difficulté de la journée à savoir la montée de la Renardière, ce chemin herbeux, avec de belles buttes. Ici, je sentis les restes des 81,2 km de la nuit, j’étais bien incapable de maintenir une foulée aérienne, ou tout au moins régulière. En haut, je marchai sur quelques mètres avant de relancer la machine dans la descente.
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Les 10 km de Ruitz 2009 (2)

Publié le 28/10/2009 à 22:13 par chlinfernal
Les 10 km de Ruitz 2009 (2)
Et une première boucle terminée, il restait à savoir comment j’allais tenir sur la 2ème.

Dans la descente et dans la partie plate, aucun souci, la machine tournait comme il fallait.
Je me rapprochai tout doucement de deux coureurs, un aux couleurs de l’abeille de l’U.S. Marquette et un autre plus jeune juste devant moi.
Les quelques montées dans le village furent plus difficiles à amorcer mais je devais tenir.
Dans la côte de la Renardière, je me trouvai juste derrière le jeune, mais la dernière butte mis mon organisme à rude épreuve, j’eus beaucoup de mal à le suivre.
Mais arrivé au sommet, je décidai d’accélérer, c’était la ligne droite, tout en descente vers l’arrivée. Me sentant à ses talons, il accéléra, je fis de même. Notre arrivée se fit au sprint, je passai la ligne d’arrivée à la 10ème place (2ème V1) en 36min 54 sec, soit 1 seconde derrière le jeune sénior. Arghhh !!!!
Il me remercia de l'avoir aidé sur les derniers kilomètres de la course.
Une épreuve avec 180m de dénivelé positif.

Ce n’était sûrement pas un exploit en termes de temps, mais j’étais néanmoins satisfait après les 81,2 km de la veille, un bon test pour tester mes capacités de récupération…


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Courir le GRP de la Lys (14 et fin)

Publié le 25/10/2009 à 21:48 par chlinfernal
Courir le GRP de la Lys (14 et fin)
Dès lors tout s’activa.
Ce fut donc seul que je tentai de terminer la boucle du GRP de la Lys, il me restait un peu plus de 15 km à parcourir.
Un œil sur la montre pour constater que j’aurai bien du mal à faire mieux que le plus rapide des Chevaliers de la Confrérie des Horizons. Qu’à cela ne tienne.

Je fis une belle accélération, environ 13,5 voire par moment 14 km/h sur ce chemin de halage bien lisse de la Lys, en direction de la « Cense à Witz » et le bac d’Houleron. La Lys serpentait, réalisant de jolis méandres à travers les prairies alentours régulièrement inondées.

Mon attention fut régulièrement détournée par l’envol de canards sauvages cancanant, par des bruissements d’ailes d’oiseaux, par les gloussements répétés de la poule d’eau et le clapotis qu’elle faisait en se déplaçant à la surface de l’eau.

Après Houleron, le chemin de halage devint herbeux et présentait par endroits des ornières et des trous où il me fallut être très attentif. Du coup, mon allure se réduisit légèrement, avec en plus de belles nappes de brume venant à la rencontre du faisceau lumineux de la frontale, m'aveuglant et rendant l’escapade encore plus périlleuse. Cette Lys semblait bien maudite… A moi de déjouer les pièges dans lesquels elle était prête à m'engluer…
Le froid se fit sentir de façon plus prononcée.

Je pensai apercevoir au loin le pont de Thiennes, hélas… Aucun éclairage… Pas de point de repère, cette partie me sembla bien longue.
Je passai donc sur ce pont-levis, en respectant la priorité de passage (dans mon sens !). De toute façon, aucun automobiliste à cette heure avancée de la nuit.

J’empruntai alors l’autre rive de la Lys, en devinant au passage l’ancienne écluse entre la Melde (un affluent de la Lys) et la Lys. Ici, encore, une longue portion herbeuse, truffée de pièges, de trous. Je cherchai désespérément dans le lointain une trace de la Collégiale d’Aire-sur-la-Lys. Je ne la vis que pratiquement en tout dernier lieu. Peut-être par manque de lucidité…

Quel soulagement lors que je quittais le chemin de halage pour gagner, en passant à proximité de l’ancien Fort Gassion, le bassin à quatre faces, en zigzaguant entre les écluses.

Ayé, j’arrivai en ville, la Place du Rivage avec sa chapelle Beaudelle, la rue du Moulin longée par la Lys, les vieux quartiers d’Aire-sur-la-Lys et ses restes d’ancienne ville marchande riche (moulins, malteries, brasseries…).

Juste avant les douze coups de minuit, je vins à bout de ce GRP de la Lys et de ses 81,2 km en 8h 37min.

Je pris juste le temps de prendre une photo du Beffroi, classé Patrimoine Mondial de l’UNESCO, cliché dont la netteté témoignait des tremblements de froid dont je fus victime (à peine 5°C). Ce ne fut pas la fête espérée à l’arrivée et pourtant j’avais ce qu’il fallait dans la voiture…

De retour à la voiture, je changeai de vêtements, mis le chauffage à fond et pris la direction Houleron et du Bas-Hamel afin de récupérer Olivier.
J’arrivai sur le parking de pêcheurs, attenant à la Lys, un tour d’horizon en pleins phares. Personne ???
L’inquiétude me saisit alors. Et s’il lui était arrivé quelque chose ???
Je descendis de la voiture et criai. Pas de réponse. Puis quelques secondes après, j’entendis la voix d’Olivier qui me disait être sur la route. Il avait trouvé refuge dans un abri-bus afin de se protéger du froid. Il était transi.

C’est ainsi que s’acheva notre périple sur le GRP de la Lys…




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Courir le GRP de la Lys (13)

Publié le 25/10/2009 à 21:11 par chlinfernal
Courir le GRP de la Lys (13)
Et toujours le même scénario, moi devant, et olivier à la traîne.

Je m’arrêtai encore, coupai ma lumière et alors observai les alentours.
Je discernai à la surface de l’eau deux tâches blanches, mouvantes et leurs reflets dans l’eau, un examen attentif pour constater qu’il s’agissait d’un couple de cygnes, avec leur nage gracieuse digne d’une danse.

Mais, à l’approche de la passerelle d’Haverskerque, mon esprit vagabonda et je pensai alors à Mauricette, l’héroïne de « La Patience de Mauricette ».
Pourquoi ?
Je venais tout juste de finir les dernières lignes de ce livre de Lucien Suel.
Mauricette, soignée à l’hôpital psychiatrique d’Armentières, et soudainement disparue du dispensaire , cette femme dont l’histoire était ancrée dans ces paysages de la plaine de la Lys, refit surface à cet endroit…
Enfin, dans ma tête !… Je repensai alors à ses longs monologues témoignant de sa souffrance psychique, à ses pensées, tous ses mots qui étaient criés dans tous les sens, en dépit du bon sens.
Et si je la découvrais sur les bords de la Lys où son petit frère Emile se noya sous ses yeux ???

A force d’être étourdi, de lever la tête vers les étoiles et de méditer, ça aurait bien pu m’arriver.

J’attendis Olivier à la belle passerelle rouge, trait d’union entre les départements du Pas-de-Calais et du Nord.
Ici, Olivier m’annonça sa décision d’arrêter… Il n’en pouvait plus.
Nous avions alors parcouru 65 km.

Du coup la question se posa : « Mais que faisons-nous ??? ».

Je lui fis part de ma détermination à aller jusqu’au bout du périple et de réussir le défi lancé. Olivier m’encouragea dans cette décision.
Je lui conseillai de m’attendre au niveau d’un parking au lieu-dit du Bas-Hamel situé 1,5 km après la passerelle d’Haverskerque. J’irai le rechercher en voiture dès mon arrivée à Aire-sur-la-Lys.

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Courir le GRP de la Lys (12)

Publié le 25/10/2009 à 21:00 par chlinfernal
Courir le GRP de la Lys (12)
Ah longer la Lys de nuit, ça pouvait avoir un certain charme, sauf qu’avec une nuit de nouvelle lune, il n’y avait pas de quoi éclairer la surface de l’eau.

Alors à défaut de la vue, je fis appel un autre sens, l’ouïe. Et alors quoi de plus fascinant que d’écouter les bruits de la nuit.

Au bout d’à peine quelques mètres, j’entendis un bruit lourd en direction de l’eau, je tournai la tête vers la droite pour apercevoir, dans le faisceau lumineux de ma lampe frontale, l’envol d’un héron cendré, cet oiseau si maladroit, au dos courbé, semblant porter toute la misère du monde sur son plumage gris.

Régulièrement, des clapotis à la surface de l’eau, probablement dus à des sauts ou plongeons de poissons, vinrent perturber le silence de la nuit, ce silence qui en aurait presque quelque chose d’effrayant.

Au cours de cette portion, je m’arrêtai à deux reprises afin d’attendre Olivier et sa frontale que je n’apercevais même plus. Dans ces moments d’attente, j’éteignis ma frontale, marchai tout en écoutant.

Au bout de 3 km, nous parvînmes au niveau de l’écluse de Saint-Venant.
Là nous fîmes une pause très courte sur un banc face au port de plaisance, Olivier allongé tel un clochard décidé à passer une nuit à la belle étoile, moi assis. Nous ne nous éternisâmes pas à cet endroit par crainte de refroidissement et reprîmes notre route le long du fleuve.
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Courir le GRP de la Lys (11)

Publié le 24/10/2009 à 20:42 par chlinfernal
Courir le GRP de la Lys (11)
Cette fois, je n’eus aucune difficulté à trouver la « voyette » entre les deux très hautes haies de thuyas qu’il nous fallait emprunter pour passer sur un pont sur la rivière La Busnes, et entrer dans un mini-bois, avant d’en ressortir pour atteindre le centre de Robecq. Là encore, je m’arrêtai pour attendre Olivier.
Ce fut l’occasion de sortir les cartes pour la première fois afin de situer le chemin où nous devions bifurquer sur la gauche, afin de quitter la route menant à Calonne-sur-la-Lys.

4 km à travers la campagne entre Robecq et Calonne, sur des chemins sans grand intérêt, monotones, un peu boueux par endroits, longeant les terres argileuses des exploitations agricoles, enfin caractéristiques de cette plaine de la Lys, des parties découvertes où le vent se manifesta, bousculant le troupeau de gros nuages et laissant apparaître un ciel étoilé.
Nous dûmes sortir deux fois les cartes par défaut de balisage.

Nous arrivâmes chez Arnaud, qui, comme convenu, avait préparé de quoi nous ravitailler, en plaçant quelques bouteilles d’eau sur son châssis de fenêtre. Il nous entendit et sortit pour s’enquérir de notre état. Olivier en profita pour s’allonger sur le dos et s’étirer. Il était près de 22h et déjà plus de 60 km accomplis.
A peine 10 minutes plus tard, nous redémarrions en remerciant chaleureusement Arnaud pour sa gentillesse.

Comme c’était dur de relancer la machine après chaque arrêt ! Je commençai à souffrir un peu de froid en raison de l’humidité accumulée dans le dos à cause du sac.
En sortant de chez Arnaud, nous prîmes le premier chemin à gauche jusqu’à Saint-Floris.
Nous croisâmes des agriculteurs, hébétés de voir passer deux zigotos affublés d’une loupiote.

Après quelques centaines de mètres sur la route où nous croisâmes quelques voitures nous éblouissant de leurs pleins phares mais surtout surprises de voir deux petites lumières à contre-sens dans la nuit, nous parvînmes enfin sur les bords de la Lys.
J’espérai tant ce moment pour rompre la monotonie endurée depuis quelques kilomètres.

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Courir le GRP de la Lys (10)

Publié le 24/10/2009 à 20:31 par chlinfernal
Courir le GRP de la Lys (10)
Ham-en-Artois, charmant petit village possédant de beaux édifices, en particulier les restes de l’ancienne abbaye bénédictine Saint-Sauveur dont il ne subsiste que l’église et le pavillon d’entrée où nous posâmes pour la postérité.

Cent mètres plus loin, Eric, parvenu chez lui, nous abandonna lui-aussi après nous avoir accompagnés sur 25 km, nous lâchant tous deux dans la nuit noire.
Déjà 48 km parcourus.

Après la traversée de la belle « voyette » menant à la « gare » d’Ham, nous abordâmes la partie de la boucle qui me sembla être la moins agréable, la plus monotone en raison de son manque de relief, mais aussi son manque de végétation, avec un paysage dénudé, des chemins à travers champs, où les haies avaient disparu, laissant le vent s’engouffrer. Mais surtout parce que je ne découvris rien de nouveau, des paysages des centaines de fois parcourus lors de mes entraînements du midi en semaine.

Avant d’arriver à Busnes, aux hameaux de la Miquellerie, puis de la Pierrière, Olivier se plaignit d’une légère douleur au mollet, et semblait un peu à la traîne. De temps en temps, j’arrêtai de courir, faisant quelques pas à la marche pour lui permettre de raccrocher. J’essayai de le motiver à chaque fois.

Après un petit bout de route longeant des fossés où l’eau était omniprésente, témoignage marécageux de toute cette zone, nous parvînmes au niveau du canal d’Aire à La Bassée. Nous grimpâmes sur le lé herbeux et cheminâmes le long du canal avec en point de mire le pont entre Busnes et Robecq dont on discernait nettement la forme dans la nuit.
Pas beaucoup d’animation sur l’eau, pas de navigation fluviale, pas un pêcheur pour faire diversion et compenser la monotonie. Il fallait cependant être vigilant, afin de ne pas se tordre les pieds dans un trou… de rat musqué, de plus par manque de passage, les herbes étaient assez hautes. J’aperçus dix mètres devant, face à moi, deux yeux scintillants, probablement un chat, tandis que derrière à plus de cinquante mètres, une frontale tremblotait dans le noir, celle d’Olivier. Je l’attendis sur le pont de Robecq.
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