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Décès et Eloge funèbre de l'Abbé Jules COUBRONNE

Publié le 25/09/2008 à 12:00 par chlinfernal
Décès et Eloge funèbre de l'Abbé Jules COUBRONNE

Bonsoir à tous !

Je publie ce soir l'éloge funèbre de Monsieur l'Abbé Jules COUBRONNE faite par le Doyen de Bomy, lors de l'inhumation au cimetière de Febvin-Palfart.

"La Voix Amie" de septembre 1935 annonce dans sa rubrique Nécrologie la mort de l'Abbé COUBRONNE.
Il s'était dévoué pendant 37 années (de 1897 à 1934) au bien spirituel de la paroisse de Febvin-Palfart.
Usé par une longue maladie, il prit sa retraite en 1934, à Nielles-les-Bléquin (cf "Les Adieux de l'Abbé Jules COUBRONNE" dans la rubrique Vie religieuse).
Selon "la Voix Amie", il a accueilli la mort sacerdotalement comme le dernier acte sacrificiel de toute une vie vouée à la gloire de Dieu et au salut des âmes.

"Le service funèbre fut chanté à Nielles, le vendredi 16 août à 10h (heure solaire) devant une assistance recueillie dont la présence était à la fois un hommage au sacerdoce et un témoignage de sympathie pour une famille éprouvée mais vaillamment chrétienne (...).
Selon le désir du défunt, le corps fut ensuite ramené à Febvin-Palfart où se faisait l'inhumation. Le Pasteur voulait rester au milieu de ses ouailles et y attendre le jour de la Résurrection générale !...
Toute la paroisse était là pour apporter au cher disparu l'hommage de sa profonde gratitude, avec à sa tête, groupés autour du 1er magistrat de la Commune, les membres du Conseil Municipal.
les petits enfants des écoles, à qui, M. l'Abbé COUBRONNE avait gardé une place de choix dans son affection, formaient une gracieuse couronne, dont la fraîcheur traduisant les saintes espérances qui naissent d'une mort chrétienne.
Au cimetière, M. PRUVOT, maire, se fit l'interprète de tous ses administrés pour exprimer leurs sentiments de fidèle reconnaissance à leur Pasteur, en même temps que leurs vifs regrets que seule adoucissait la certitude de l'"Au revoir !"".


Eloge funèbre transcris dans la Voix Amie de septembre 1935

"Mes frères, le défunt que nous pleurons, et dont la disparition jette dans le deuil une honorable famille, que Dieu met durement à l'épreuve et toute une paroisse, profondément attachée, est de ceux qui n'ont pas besoin qu'on les loue. Leurs oeuvres suffisent à cette tâche. En montant dans cette chaire, je veux seulement rappeler en quelques mots ses titres à votre reconnaissance, pour avoir ensuite le droit d'y faire appel au profit de son âme.

C'est dans la gracieuse paroisse de Bayenghem-les-Seninghem, au doyenné de Lumbres, que naquit, le 1er novembre 1861, Jules COUBRONNE, d'une famille de travailleurs, où l'honnêteté marchait de pair avec des principes de vie profondément chrétienne. Bien vite l'appel du Bon Dieu se faisait entendre, et les portes accueillantes du Petit Séminaire de Boulogne s'ouvraient au jeune lévite ; il allait y recevoir une empreinte de piété dont le parfum embaumerait toute sa vie et ferait l'édification de tous ceux qui l'approcheraient par la suite.

Ordonné prêtre le 17 décembre 1887, ses études sérieuses, un esprit curieux et sagement critique, où, sous des apparences de charmante bonhomie, perçait volontiers une petite pointe de malice, tout le désignait pour qu'il exerçât son ministère, dix années durant, au milieu de la jeunesse étudiante, au Pensionnat Saint-Pierre, de Calais.
Il aimera plus tard à rappeler ces premières années d'apprentissage et il en conservera toujours l'esprit r méthode et d'ordre ainsi que le goût de l'étude. Les articles d'apologétique populaire dans le "Bulletin décanal" témoignent d'un don d'observation très fine et d'un humour bien français. Le 5 août 1897, il vous arrivait, chers paroissiens de Febvin-Palfart, se dévouer au service de vos âmes pendant 37 années et réaliser au milieu de vous la parole de l'Apôtre "Pour ce qui de moi, je donnerai volontiers tout ce que j'ai, et je me donnerai encore moi-même pour vos âmes...". Plus heureux que l'Apôtre, il voyait son affection envers ses ouailles largement payée en retour.

Pour connaître les préoccupations dominantes de sa vie pastorale, il me suffit de me reporter au dernier acte de son ministère parmi vous, de revivre cette dernière journée, où de devoir s'arracher à ses chers paroissiens et cesser un apostolat aimé brisait son coeur et lui défendait même de paraître dans cette chaire.

Le dimanche 16 septembre 1934, c'est à "ses préférés", les petits enfants qu'il avait appris du Bon Maître à chérir particulièrement, qu'il donnait le reliquat des forces laissé par l'usure latente d'une maladie sans rémission. Dans l'atmosphère de joie des "Solennités de 1ère Communion", flottait un vent de tristesse qui préludait aux déchirements de la séparation? Avec quel coeur il s'était toujours consacré, à l'éducation religieuse et à la formation chrétienne de ses chers petits. Apôtre de la vérité par le "Cathéchisme", il le resta jusqu'au bout, même quand la maladie le privait de tout mouvement et l'empêchait de se rendre en cette église. Il ne pouvait plus aller à eux ; il les appelait près de lui et ne cessait pas pour autant de leur rompre le pain de la Doctrine chrétienne.

Il lui fallait maintenant leur dire, et à vous, chers paroissiens, l'adieu définitif... Il ne s'en sentait pas la force ! Il me pria de vous transmettre ses dernières paroles, ses ultimes recommandations. Elles se résument en peu de mots : "Dites-leur de rester fidèles au culte de la vraie Croix, de garder intacte leur dévotion et leur confiance en Sainte-Berthe, leur patronne, de s'inspirer toujours, dans leur vie chrétienne, des fiers exemples laissés par leurs ancêtres, glorieux martyrs de la Grande Révolution".

La "Croix", Monsieur l'Abbé COUBRONNE l'avait toujours aimée, et plus encore qu'aux adorables "Reliques" qu'il proposait à la vénération, il avait un généreux accueil à toutes les croix que Notre-Seigneur lui avait présentées dans son existence. Et elles furent nombreuses. Son état d'impuissance finale et d'inactivité ne fut pas des moindres. Sainte-Berthe, là-haut, a dû favorablement accueillir le féal gardien de son culte, qui, dans les ferventes neuvaines annuellement consacrées à la Sainte, voyait un excellent moyen de maintenir, de raviver dans les âmes la flamme de la foi. Il était heureux et enthousiaste de rappeler le plein épanouissement de cette foi dans ses chers martyrs de Febvin. Pour que leurs noms et leurs exemples ne pussent jamais s'effacer de la mémoire et du coeur de leurs descendants, il voulut graver sur le marbre dans cette église même, les noms de ces héros "Defunctus adhuc loquitur". (cf l'article "Morts d'une crise de foi" dans la rubrique Febvin mon village)

Ayant accompli sa tâche, selon le sens plénier et surnaturel du mot "défunctuns", Monsieur l'Abbé COUBRONNE s'en est retourné près de Dieu cueillir la récompense ; et de là haut, il vous redit les mêmes enseignements qui tendent à faire de vous de vrais chrétiens et de futurs élus du Ciel où il vous attend, j'en ai la confiance !...

Y pensez-vous, mes frères, à ce que doit être la récompense d'une âme sacerdotale qui compte, après un long temps de préparation, près de 50 années de travail obscur au service de Dieu et des âmes, en des milieux tout différents, mais avec une égale abnégation ! Qui, plus de seize mille fois est montée à l'Autel offrir le Saint-Sacrifice et s'unir à la Divine Victime ! Qui, pour garantir la continuité de son zèle et assurer la relève, a eu le continuel souci de découvrir et faire éclore les germes de vocations sacerdotales !...

Oui, vraiment, Monsieur l'Abbé COUBRONNE fut le bon serviteur à qui est promise la couronne ! Et il nous est doux de penser que c'est Marie elle-même, dans son Assomption glorieuse, qui a maternellement posé cette couronne sur le front de son fils qui lui fut tant dévoué ici-bas.

Pour nous, mes frères, la reconnaissance nous fait un devoir d'adresser à Dieu, pour celui qui passant parmi vous y a semé tant de bienfaits, nos plus ardentes supplications. Que la pleine lumière de l'éternité luise bien vite à son âme, et qu'un reflet de cette lumière tombe sur tous nos coeurs afin d'en adoucir les peines et d'y raviver les saintes espérances ! "Lux perpetua luceat ei !"
Amen"


Et toujours merci à Rudy pour le prêt de ses "Voix Amies"