belle belval chez coeur ecotrail femmes fleurs histoire jeune méditation nuit
Rubriques
>> Toutes les rubriques <<
· Sport (2095)
· Au gré de mes balades (146)
· Botanique (50)
· Histoire locale (52)
· Febvin-Palfart : mon village (66)
· Vie religieuse à Febvin (34)
· L'Agriculture à Febvin-Palfart (16)
· Généalogie (15)
· Photos des Parcours Trail (43)
· Parcours Trail AUDOMAROIS (62) (15)
bonjour. je pense que j'arrive trop tard pour l'anniversaire de reine marie puisque c'était en décembre. et
Par Anonyme, le 01.02.2026
bonjour, sur votre photo, j'ai retrouvé reine lardeur. je lui fais une surprise pour son anniversaire. pourrie
Par Anonyme, le 14.09.2025
bonjour je suis la fille de patrick tanfin et c'est grand parents vivez à attin dans le pas de calais j'aurais
Par Anonyme, le 20.07.2025
j ai 50 ans et eu la chance de voir abel
travailler avec ses chevaux. sa ferme était juste a côté de la ferm
Par Anonyme, le 27.04.2025
https://fr.wik iloc.com/itine raires-randonn ee/ceinture-de -boulogne-sur- mer-66002595
Par Anonyme, le 17.08.2024
· L'ail sauvage
· Une boulangerie à Febvin-Palfart dans les années 1910 ???
· La féverole
· Décès et Eloge funèbre de l'Abbé Jules COUBRONNE
· Génépi : cueillette vertigineuse et périlleuse !
· Le Parc Marguerite Yourcenar au Mont-Noir
· Jacinthe des Bois
· La moisson à l'ancienne en 1980
· Les ruches à cadres
· Prix COGNACQ-JAY décerné à une famille Febvinoise
· Ceillac, Tête de la Cula et Cols du Cristillan (3)
· Melilot officinal
· Au fil de l'eau dans l'Audomarois
· mariage 1930
· crohem
· Bomycartepostale
· Bomyphoto
· Decouvertebomy
· Un trailer du Lillérois
· Un trailer du Pernois (le Père)
Date de création : 12.04.2008
Dernière mise à jour :
07.12.2014
2794 articles
Mardi 2 septembre, pour cette dernière étape du Pèlerinage en Finistère, je ne pouvais pas quitter la Presqu’île de Crozon sans revenir une dernière fois sur les traces du Cap de la Chèvre, cette balade qui concentrait le maximum d’images paradisiaques de cette partie de la Bretagne.
En chemin vers l'Île Vierge
Mais à la différence de mon Grand Tour du Cap de la Chèvre où j’avais démarré de la plage de Goulien, je pris le départ cette fois de Morgat pour longer toute la GR 34 jusqu’à la Pointe de Lostmarc’h et son éperon barré pour remonter ensuite vers l’intérieur des terres en passant au pied de l’imposant dolmen de Lostmarc’h, faisant face à la mer d’Iroise.
Paysage traversé après le Cap de la Chèvre
Du Cap de la Chèvre vers la Pointe de Lostmarc'h
La plage de Lostmarc'h
Le dolmen de Lostmarc'h
Le retour sur Morgat se fit via un mélange de petits chemins creux, de la traversée de divers hameaux à l’habitat traditionnel tout en gardant sans cesse un regard sur cette mer d’Iroise.
Une boucle de 23,05 km en 2h 30min avec un dénivelé positif de 685m.
Le parcours : ICI
Ainsi s’achève Pen ar Bed ou le Pèlerinage en Finistère, onze jours extraordinaires avec près de 266 km en trail, 62 km en randonnées pédestres et 116 km à VTT.
Lien vers le parcours correspondant : ICI
Le Port de Camaret-sur-Mer
Le Port du Notic à Camaret-sur-Mer
A travers les rues de Camaret-sur-Mer
Idem
Coucher de soleil sur l'anse de Pen Hat
Les ruines du manoir de Saint-Pol-Roux et la Pointe de Pen Hir
Quand la mer s'enflamme...
Lien vers le parcours correspondant : ICI
La Pointe et le Fort des Capucins
Roscanvel
Les Îles des Morts et de Trébéron
Le cimetière à bateaux de Rostellec
Idem
Le Fret
Le Fret
Le Fret
Le Fret
Lundi 2 septembre, toujours ce soleil radieux qui illuminait cette belle presqu’île de Crozon.
Pour la matinée, j’avais délaissé la course à pied et avais enfourché le VTT pour parcourir en long, en large et en travers la Pointe des Espagnols et jusqu’à l’étang du Fret. Encore une fois, je ne reviendrai pas en détail sur le parcours de cette sortie VTT puisque cela a déjà été effectué lors du Tour de la Pointe des Espagnols.
Je me contenterai de quelques passages coup de cœur.
Je démarrai de Camaret-sur-Mer pour me diriger vers la Presqu’Île de Roscanvel via la Pointe Sainte-Barbe et la plage de Trez Rouz et ses roches teintées de rouge.
Très rapidement, je me retrouvai au niveau de l’isthme de cette presqu’île et des lignes fortifiées de Quélern et de son fort. Contrairement à ma première balade sur le secteur effectuée au départ dans le brouillard, où les superbes décors de la mer d’Iroise se firent petit à petit, cette fois, j’en eus plein les yeux sous le ciel d’un azur rarement vu.
Les panoramas s’étendaient très loin de la Pointe de Toulinguet avec son sémaphore et sa maison-phare jusqu’à la Pointe de Saint-Mathieu et son phare et son abbaye. Je redécouvris avec autant de plaisir les forts de la Fraternité et des Capucins et poussai même une pointe jusqu’au Beg ar Vir à travers cette superbe lande de fougères et de bruyères. C’était justement de ce promontoire que la vue sur le fort des Capucins et son fameux pont-levis était la plus grandiose.
J’avançai encore un peu vers la Pointe des Capucins avant de couper à travers les petits hameaux de la presqu’île pour rejoindre sa façade Est. Je n’hésitai pas à prendre des petites routes inconnues me laissant guider par mon instinct.
Ainsi, je parvins à Pont Scorff et au port de Roscanvel, des cales, de petites plages, des criques, autant d’endroits qui constituaient des lieux très reposants face aux îles des Morts et de Trébéron.
Après Roscanvel et l’étang de Kervian, les sites militaires se succédaient, beaucoup de zones sensibles et interdites au public et même ultra-sensibles comme l’île Longue abritant les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins. Je suivis la route côtière avant de bifurquer vers Saint-Fiacre pour y découvrir un lavoir jouxtant une belle chapelle ornée de superbes sculptures d’animaux (lions, dragons ?).
De là, impossible de ne pas pousser une pointe jusqu’à l’anse de Rostellec.
M’approcher de l’Île Longue et jouer à l’espion sur ce site qui montrerait quelques failles de sécurité ? Bien sûr que non.
Simplement découvrir ce cimetière à bateaux où les épaves étaient jetées sens dessus-dessous. Les squelettes, les carcasses des bateaux de tous genres achevaient leur vie ou attendaient une éventuelle résurrection.
Dernière étape de ma balade à VTT, le port du Fret, certes de modeste taille mais vraiment très mignon et très calme et pourtant lieu d’un intense trafic trans-rade de Brest. Ces petites maisons regroupées autour du port, la tour crénelée, les deux vieilles cales, les petits bateaux tels « La Frétoise » amarrés concourraient à ce charme.
Une sortie de 46.9 km en 2h 35min avec un dénivelé positif de 660m.
Après avoir bien arpenté cette merveilleuse Presqu’Île de Crozon par tous les temps, je mourais d’envie de crapahuter sur le sentier des douaniers, à la tombée de la nuit, à la lueur de la lampe frontale.
En connaissant les grandes lignes et les gros dangers de cette côte déchiquetée et abrupte, je me sentais prêt à m’attaquer à cet entraînement nocturne.
Je démarrai du camping pour un petit détour dans le centre-ville de Camaret-sur-Mer, m’imprégnant de cette atmosphère propre aux ports de pêche et à ses quais où bars à marins et restaurants se succédaient.
Déambuler et presque me perdre dans le dédale des rues, à l’arrière des restaurants et des bars d’où s’échappaient les effluves de la cuisine des produits de la mer, découvrir le quartier des artistes et les nombreuses galeries remplaçant d’anciennes voileries, longer les maisons des marins pêcheurs, petites, trapues, massives, robustes, par les pierres de granit mais tellement si sobres, affichant les couleurs vives de leurs barrières, portes et volets recouverts de cette peinture marine résistant aux intempéries.
Parvenir sur le port, courir sur les quais, slalomant entre filets et casiers, déjouer le piège des bittes d’amarrages auxquelles étaient solidement attachés les bateaux qui étiraient leurs mâts dressés vers la voûte céleste étoilée. Alors que la mer remontait doucement avec nonchalance, léchant les coques des derniers bateaux reposant sur leur flanc, une petite brise fit tintinnabuler les cordages.
Les phares émirent leurs premiers signaux et les balises clignotaient. Les façades et les lumières des maisons surplombant les quais se miraient dans les eaux bien calmes du port du Notic.
Tout n’était que beauté et paix.
Pousser une pointe jusqu’au bout du sillon, tout au long de la digue de galets où les vieux langoustiers reposaient encore sur un lit de varech, ici dans ce pittoresque cimetière, leur dernière demeure.
Les contours de la chapelle Notre-Dame de Rocamadour et ceux de la tour Vauban se dessinaient dans l’obscurité, tandis que l’une s’était colorée d’une douce teinte orangée, le rose des murs de l’autre était presque devenu sanguinolent.
Quitter l’animation du port et grimper sur le sentier des douaniers, rejoindre la Pointe du Grand Gouin et retrouver cette lande rase de bruyères mauves ponctuée de cailloux blancs qui étincelaient dans le soir.
Puis basculer dans la lande de fougères et voir cette muraille de Chine de la Pointe de Toulinguet se dérouler au gré du relief jusqu’à finir dans la mer d’Iroise.
Prendre de la hauteur et dominer, du haut de ces falaises abruptes, la mer d’Iroise qui commençait à s’enflammer.
Profiter du silence seulement entrecoupé par le murmure du ressac, sentir le souffle du vent, cette brise de mer qui apporta une fraîcheur bienvenue tout en dispersant une odeur d’iode et de sel.
Descendre sur la plage de Pen Hat, observer le nuage effilé coupant le soleil en deux, au ras de l’horizon, dans un feu d’artifice de rose, de jaune et d’orange.
Contempler les derniers rayons du soleil et attendre le dernier moment où ce dernier gonflé plongerait dans l’eau et s’éteindrait pour faire basculer le jour vers la nuit, alors que le ciel retiendrait les derniers feux du jour en resplendissant une douce lumière dorée, avant que ces mêmes ultimes feux s’évanouissent, alors que ceux du phare du Toulinguet prendraient le relais.
Découvrir les tours résiduelles du manoir de Saint-Pol-Roux se détachant dans le ciel rosé et reprendre le chemin vers la Pointe de Pen Hir symbolisée par la fameuse et immense Croix de Lorraine jusqu’au Tas de Pois.
Et retrouver mon point de départ avec un ultime détour par les menhirs de Lagatjar, clôturant cette boucle vespérale de 11,90 km en 1h 09min avec un dénivelé positif de 210m.
Lien vers le parcours correspondant : ICI
La place de Locronan au petit matin
L'église Saint Ronan de Locronan
Autour de l'église de Locronan
La rue Saint-Maurice à Locronan
Idem
La maison familiale d'Yves Tanguy
Au sommet de la montagne de Locronan, vue sur le Ménez Hom
Vue sur la baie de Douarnenez depuis la montagne de Locronan
La chapelle ar Sonj et sa chaire extérieure
Dans le bois de la montagne de Locronan
Lien vers le parcours correspondant : ICI
La chapelle Saint Théleau
La base du calvaire del a chapelle Saint Théleau
La chapelle Saint Théleau
L'une des portes gothiques de la chapelle Saint Théleau
Entre la chapelle Saint Théleau et la fin de la boucle de la montagne de Locronan
Entre Stang Beuliec et Coat Beuliec
Idem
La croix de Croaz Keben et sa légende
Dans le bois de Nevet
Dans le bois de Nevet
Lien vers le parcours correspondant : ICI
Dans le bois de Nevet
Du bois de Nevet vers Locronan
La fontaine et le lavoir de la chapelle Notre-Dame de Bonne Nouvelle
La réplique de la mise au tombeau (intérieur de la chapelle Notre-Dame de Bonne Nouvelle)
Locronan
Locronan
Locronan
Locronan
Locronan
Locronan
Dimanche 1er septembre, 9ème étape du Périple Finistérien, cette fois je m’éloignai des côtes pour retourner à la découverte de Locronan.
Rien que la 3ème fois que je m’y rendais depuis mes différentes pérégrinations Bretonnes, mais le charme opérait toujours… Encore que… Un peu moins que les deux premières fois, où j’eus la chance de profiter de cette « Petite Cité de Caractère » à l’aube, à une heure où les premiers rayons du soleil frappaient d’une douce lumière cette magnifique et vaste place centrale bordée de vieilles demeures.
Cette fois, il fut un peu plus tard et même si le soleil était bien présent dans un ciel azur, sublimant le granit des demeures, la place était déjà assiégée par les brocanteurs et les visiteurs à l’affût de la bonne affaire à l’occasion de ce vide-grenier.
Cependant, je ne boudai pas mon plaisir de retrouver ce village qui fit le bonheur des réalisateurs en servant de décor à de nombreux films.
En y pénétrant, l’impression d’être projeté dans le passé était évidente. Les belles demeures Renaissance en granit, rassemblées autour de la vaste place occupée en son centre par un puits communal, ornées de volets peints en bleu, égayées de quelques buissons d’hortensias ou de glycines qui s’élançaient le long de leurs façades, formaient un bel ensemble architectural, de par les matériaux utilisés, granit, ardoises tellement différentes par leur niveau d’élévation mais tellement semblables par leurs nombreuses cheminées hautes et surtout par les lucarnes en fronton faisant saillie de ces toits ardoisés. Elles constituaient le témoignage de la riche prospérité du bourg du 15ème au 18ème siècle grâce à la culture du chanvre et à la production des toiles de lin pour la fabrication des voiles des bateaux.
Sur cette place se dressait l’imposante tour carrée de l’église Saint-Ronan avec un magnifique porche. Je me réservai la visite détaillée de l’édifice au retour de ma balade, me contentant d’en faire le tour, en particulier côté cimetière afin d’en apprécier la perspective et d’observer le calvaire.
Je démarrai de l’église pour me diriger vers l’Est de Locronan et découvrir la Montagne du Prieuré. En m’élevant dans la rue Saint-Maurice, en me retournant, je profitai d’une belle vue d’ensemble sur les toits de Locronan avec, au fond dans le lointain, les montagnes du Menez-Hom que venait barrer la tour ramassée de l’église qui avait perdu sa haute flèche, frappée par la foudre dans les années 1800.
Tout au long de la rue s’égrenaient de belles maisons en pierres de granit, ornées de beaux linteaux, j’y découvris la maison familiale d’Yves Tanguy, le peintre surréaliste ainsi que le beau manoir de Kerguénolé avant d’entrer sur les premiers chemins creux, typiquement Bretons, entourés de pierres moussues où les chênes affichaient des formes particulièrement tortueuses et où les fougères poussaient à foison dans cette obscurité propice aux légendes Celtes. Hélas cette portion fut relativement courte.
Après le croisement de quelques croix et calvaires, je me retrouvai assez vite sur la route en direction du sommet de cette montagne de Locronan, culminant à 289m d’altitude, avec l’avantage de profiter de magnifiques points de vue sur les montagnes du Ménez-Hom, sur les vallons alentour, le paysage bocager, sur Locronan mais surtout sur le littoral, en particulier la baie de Douarnenez toute proche.
Ainsi, je parvins au niveau de la chapelle ar Sonj.
Difficile de ne pas songer à la célèbre Grande Troménie, cette procession catholique d’une douzaine de kilomètres empruntant les chemins de la campagne, les landes et les bois autour de Locronan avec beaucoup de passages privés (j’avais bien réussi à trouver cet itinéraire, cependant impossible de l’emprunter par respect pour les propriétaires) qui avait lieu tous les six ans en l’honneur de Saint Ronan qui l’aurait parcourue chaque jour (j’avais raté cette manifestation à quelques semaines près puisque elle venait de se dérouler en juillet dernier), sur cet espace sacré autour de la montagne de Locronan et du bois de Nevet.
Un circuit de 12 km reprenant le parcours initiatique druidique, le nemeton (cet espace sacré, sanctuaire où les Celtes pratiquaient leur culte sous la direction des druides) avec 12 stations.
Cette procession était l’occasion de voir se rassembler des milliers de fidèles affichant les plus beaux costumes et les plus belles coiffes traditionnels et de voir défiler les différentes bannières des paroisses voisines.
La chapelle ar Sonj constituait une de ces douze stations. Entouré d’un muret de pierres sèches, précédée d’une splendide croix celtique et d’une chaire à prêcher extérieure en granit datant de 1887, elle dominait cette motte avec une vue imprenable sur la baie de Douarnenez, la plaine du Porzay et le Ménez Hom.
Je quittai l’endroit pour retrouver de beaux sentiers serpentant au cœur de la forêt, plantée de nombreux chênes avec l’impression de me retrouver en territoire privé, du coup, j’accélérai la cadence.
Au final je me retrouvai face à un autre édifice qui valait le détour, la chapelle Saint-Théleau, datant du 16ème siècle dont la flèche s’élançait dans le bleu du ciel. Je remarquai les belles portes gothiques et surtout la richesse des ornementations extérieures. J’en fis le tour, j’observai le calvaire avant de quitter cet endroit qui constituait également une des stations de la Grande Troménie.
Je retrouvai un paysage plus ouvert, de bocage, en direction du centre de Plogonnec avec une belle vue d’ensemble sur la chapelle Saint-Théleau.
Après quelques cafouillages, je m’enfonçai dans un sentier sombre et étroit, où s’écoulait un ruisseau pour continuer à suivre la GR 38 et achever la boucle sur la montagne de Locronan.
Quelques surprises avec des chemins à l’abandon, non entretenus, n’ayant pas vu un seul quidam depuis belle lurette, la conséquence fut immédiate, orties et ronces s’étaient emparées des lieux entravant ma progression mais surtout provoquant de belles plaques d’urticaire.
Je tombai face à une étrange pierre gravée puis sur la croix de Kroaz Keben où la légende dit que la terre s’ouvrit pour engloutir la Keben, cette femme méchante qui voua une haine tenace à l’égard de Saint Ronan à tel point que personne ne se signerait devant cette croix.
J’achevai alors ma boucle sur la montagne de Locronan et me dirigeai, à l’Est, vers le bois de Nevet.
Tout comme la montagne de Locronan, le bois de Nevet constituait un sanctuaire druidique. Il faisait partie de ce fameux nemeton. Saint Ronan y installa son ermitage.
Ce bois d’un superficie de 225 ha était particulièrement intéressant grâce à ses nombreux sentiers, tantôt plats (surtout dans la partie Nord de la forêt), tantôt vallonnés (partie Sud), tracés en ligne droite ou en monotraces pour peu que l’on voulait s’écarter un peu des grands axes.
Les milieux naturels rencontrés étaient très diversifiés, avec des passages très humides à proximité des étangs. Je choisis de longer le bois sur son orée au niveau de la partie Nord avant de le traverser en biais pour tomber sur ces fameux étangs et mares avant de retrouver de plus larges allées forestières plus escarpées, où dominaient chênes, hêtres et châtaigniers.
A l’extrémité Est du bois de Nevet, je m’égarai un peu, perdant la trace de la GR 38, dans une portion très encaissée au cœur de la forêt. Mais après quelques tours inutiles (ajoutant un peu de dénivelé !), je retrouvai mon chemin et me retrouvai à proximité d’une retenue d’eau et d’un ruisseau du Nevet, et finalement si près de Douarnenez.
Après la traversée du village de Kerlaz que je jugeai peu intéressante, je parvins au niveau d’un institut médico-éducatif, « le Vieux Châtel » où je perdis pendant un long moment ma trace, effectuant des tours et des tours, me retrouvant même à l’intérieur du centre, obligé de crapahuter au-dessus d’une clôture.
Je commençai sérieusement à m’énerver, sans compter la fatigue, la chaleur et la faim qui m’accablaient.
Je cherchai le moyen, en empruntant de petites routes, de me rapprocher de mon itinéraire initial, ce qui impliqua une belle rallonge.
Finalement, à force de persévérance, je retrouvai la trace et entrai une nouvelle fois dans le bois de Nevet vers le 29ème km.
La suite de ce parcours me parut très longue, environ 4 km, alternant de petits chemins creux avec des chemins à travers la campagne autour de Locronan, jusqu’au moment où je tombai sur un endroit empreint d’une très grande sérénité, propice au recueillement, et pour cause, il s’agissait de la chapelle Notre-Dame de Bonne Nouvelle, construite entre les 15ème et 17ème siècles.
Cette chapelle située au bas de la rue Moal qui était l’une des rues les plus animées de Locronan car occupée par les tisserands, était surmontée d’un joli petit clocheton.
A l’intérieur, quelques petites merveilles, comme des statues en bois polychrome, une belle poutre de gloire, une superbe réplique en kersanton de la mise au tombeau de la chapelle de Pénity de Locronan. Mais c’était surtout les abords extérieurs de la chapelel de Notre-Dame de Bonne Nouvelle qui me plurent avec la grande fontaine en granit (1698) surmontée par un fronton imposant avec une niche ayant abrité la statue de Saint Eutrope aujourd’hui disparue, et prolongée par un lavoir à trois bassins, délimités par de grandes dalles, contenant une eau aux reflets verdâtres. Toujours à côté de la chapelle, un calvaire trônait sur une espèce de placette avec un socle circulaire ornée de fleurs d’hortensias en ce jour de pardon, et une croix en calcaire encadrée par deux nuages soutenant deux angelots qui recueillent le sang du christ, au dos se trouve une vierge couronnée. Au lieu de remonter la rue Moal pour retrouver la place centrale de Locronan, je m’enfonçai dans une venelle découvrant quelques vieilles maisons. J’achevai ma balade de 33,85 km en 2h 55min avec un dénivelé positif de 895m autour de Locronan par un circuit intra-muros pour me délecter une dernière fois des magnifiques demeures et du riche patrimoine de Locronan assiégé par des centaines de promeneurs.
Le parcours (sans correction, tel qu'il fut réalisé) : ICI
Lien vers le parcours correspondant : ICI
Au départ de la plage de Postolonnec, hameau de Crozon
La traversée de l'Aber
L'Île de l'Aber
De la Pointe de Ragunez vers les plages de la Source et du Poul
En route vers les falaises de Guern
Les falaises de Guern
Vers la pinède de Trez Bihan
Idem
Idem
Lien vers le parcours correspondant : ICI
La plage de Trez Bellec depuis la Pointe du Bellec
De la Pointe du Bellec vers la grève de Porslous
Idem
La petite crique de Pen ar Roz
Un lavoir à Elléouët
De Kerglintin-Tréboul vers l'Île de l'Aber
Les restes des menhirs de Raguénez
Le four à chaux de Rozan
L'Aber
Le retour vers la plage de Postolonnec depuis la Pointe de Trébéron