Botanique
Publié le 01/01/2009 à 12:00 par chlinfernal
Mes meilleurs voeux pour 2009 à tous les lecteurs du blog.
Merci aux lecteurs ayant laissé des messages d'encouragements à la poursuite du blog.
Mais après mûre réflexion, 2009 ne verra pas la continuation du blog en ce qui concerne le village de Febvin-Palfart (et les différentes rubriques s'y rattachant).
En illustration, les jolis coquelicots au hameau d'Honninghem.
Publié le 14/12/2008 à 12:00 par chlinfernal
Le Houx, en latin Ilex aquifolium, de la famille des Aquifoliacées, est un arbuste qui peut atteindre tout de même 10 mètres de hauteur (4 à 6 mètres en moyenne).
On le rencontre dans les forêts, mais aussi dans les haies.
C’est une espèce dioïque, c’est-à-dire possédant des espèces mâles et femelles distinctes.
Le bois de houx est très dur, utilisé à la fabrication de cannes et en marqueterie entre-autres.
Les feuilles persistantes sont alternes, ovales, coriaces, d’un vert luisant, dentées épineuses ou non selon l’âge de l’arbuste.
Les fleurs du houx, apparaissant de mai à juin, se font plutôt discrètes, de couleur blanche, avec 4 pétales (il existe des fleurs mâles et femelles).
Les rameaux sont recouverts de baies rouges pendant l’hiver, fortement recherchés au moment de Noël.
Ces fruits d’un beau rouge vif n’apparaissent que sur les pieds femelles, à la fin de l’été.
Ces baies sont toxiques, car très purgatives. Attention, à alerter les enfants surtout en cette période de l’année, où l’on retrouve le houx en décoration sur les tables.
Photo prise au jardin à la mi-novembre. Hélas, à ce jour, toutes les baies rouges sont tombées. Dommage pour la décoration !
Publié le 14/11/2008 à 12:00 par chlinfernal
Le Lierre grimpant, en latin Hedera helix, appartenant à la famille des Araliacées, est une plante grimpante, vivace, qui peut atteindre 30 mètres de hauteur que l’on rencontre dans les bois, sur les troncs d’arbres, les murs.
Les tiges présentent de nombreux crampons qui sont des racines transformées qui émettent de nombreux poils permettant la fixation sur les supports. Ce n’est pas une plante parasite.
Les feuilles sont alternes, très vertes, coriaces. Elles sont différentes selon qu’il s’agit de tiges avec ou sans fleur.
Les feuilles des tiges sans fleurs sont découpées en 5 lobes tandis que celles des tiges avec fleurs sont ovales.
Les fleurs verdâtres possèdent 5 sépales et 5 pétales et les 5 étamines sont disposées en ombelles. La floraison s’étale de septembre à novembre et ne se fait qu’en exposition ensoleillée.
Les fruits sont des baies toxiques de 8 mm, d’abord vertes, puis noires au printemps, regroupées en grappes.
Propriétés médicinales : en externe, les feuilles possèdent des propriétés analgésiques et anti-inflammatoires (traitement des rhumatismes) et décongestionnantes (traitement de la cellulite). En usage interne, elles sont utilisées pour le traitement des affections bronchiques (dans le traitement de la toux).
Autres noms : lierre, lierre des poètes, bourreau des arbres, herbe à dent, herbe à cautère.
En illustration, les tiges du lierre grimpant avec ses fleurs en cours de fructification. Photo prise ce dimanche à Honninghem, à proximité du Puits sans Fond.
Publié le 28/10/2008 à 12:00 par chlinfernal
Le Gaillet croisette en latin Galium cruciata de la famille des Rubiacées est une plante vivace de 10 à 50cm de hauteur, elle est munie de poils (au niveau des tiges et des feuilles) qui n’agrippent pas.
On la trouve dans les haies, les bords des routes et des fossés.
Les tiges sont à 4 angles (c’est la caractéristique commune aux Rubiacées), couchées à la base.
Les feuilles sont ovales, en verticilles de 4.
Les fleurs, s’épanouissant d’avril à juin, sont jaunes, petites, également en verticilles. Elles dégagent une odeur de miel (d’où l’autre nom de « Herbe à miel » donné à cette plante).
Les fruits sont des akènes globuleux qui pendent au bout d’un pédoncule.
Propriétés médicinales : la plante est astringente, vulnéraire, tonique amer.
Elle était autrefois utilisée comme présure de par sa facilité à cailler le lait (d’où l’autre nom de « Caille-lait » donné au Gaillet Croisette).
Les racines donnent un colorant rouge.
Photo prise en mai dernier au chemin de Wibertin, Febvin-Palfart
Publié le 16/10/2008 à 12:00 par chlinfernal
Le Mélilot officinal, en latin Melilotus officinalis appartient à la famille des Papilionacées.
Cette plante mesure de 30 cm jusqu’à 1,30 mètre. On la rencontre au bord des champs, dans les talus.
Ses tiges sont creuses, très rameuses, dressées.
Les feuilles, très vertes, présentent trois folioles aux bords dentés.
Les fleurs jaunes, très nombreuses, sont disposées en grappes. La floraison s’étale de mai à septembre. Elles sont très odorantes, et en séchant, elles dégagent un parfum de vanille du à la présence de la coumarine, principe actif anticoagulant. Elle est particulièrement appréciée des abeilles.
Le fruit est une gousse contenant 1 ou 2 graines.
Le mélilot possède, entre autres, des propriétés protectrices sur le système vasculaire, actif contre les phlébites et thromboses, grâce à la coumarine.
Cette plante est également utilisée pour ses propriétés émollientes et calmantes.
Autres noms : Mélilot des champs, Pratelle, Herbe aux mouches, Luzerne bâtarde, Trèfle de cheval, Mélilot jaune.
Photo prise en juillet dernier sur un talus dans le chemin de Wibertin, Febvin-Palfart.
Publié le 04/10/2008 à 12:00 par chlinfernal
Le Géranium Herbe-à-Robert, en latin Geranium robertianum, de la famille des Géraniacées, est une plante annuelle ou bisannuelle, de 20 à 40 cm de hauteur.
On la trouve dans les bois, les haies, le long des vieux murs, souvent à l’ombre et à l’humidité.
Cette plante, à l’odeur peu agréable, est recouverte de poils.
Les tiges sont rouges et ramifiées.
Les feuilles sont découpées en 3 à 5 lobes eux même découpés.
Les fleurs roses sont groupées par 2. La corolle est formée de 5 pétales. La floraison s'étale de mai à septembre.
Propriétés médicinales : la plante entière est utilisée pour ses propriétés toniques, astringentes, cicatrisantes.
Autres noms : Fourchette du diable, Bec de grue, Herbe rouge, Epingle de la Vierge.
J'ai eu beaucoup de difficultés à photographier cette plante (ce n'est pas faute d'avoir persévéré !), toujours à l'ombre, avec des fleurs peu abondantes.
M'enfin, ça donne quand même une idée de la plante.
Publié le 26/09/2008 à 12:00 par chlinfernal
La Pulicaire dysentérique ou Inule dysentérique en latin Pulicaria dysenterica
est une plante vivace (de 20 à 80 cm de hauteur) appartenant à la famille des Composées ou Astéracées.
On la trouve essentiellement sur les bords des rivières, dans les fossés humides.
Les tiges sont pourvues de poils tout comme les feuilles qui sont duveteuses (vertes sur le dessus, blanc-grisâtre au-dessous).
L’inflorescence est en capitules caractéristiques des Astéracées. Ils sont de couleur jaune vif avec des fleurs centrales en tubes et des fleurs périphériques ligulées. La floraison s’étale d’août à septembre.
Ses propriétés calmantes sur la dysenterie est à l’origine de son nom.
Photo prise sur le chemin de Pippemont, Febvin-Palfart.
Publié le 10/09/2008 à 12:00 par chlinfernal
A priori, j'ai encore beaucoup de progrès à faire en matière de montage de photos...
Le résultat précédent n'est pas des meilleurs.
Voici donc une photo toute simple de la Morelle Douce-Amère.
Publié le 10/09/2008 à 12:00 par chlinfernal
La Morelle douce-amère en latin Solanum dulcamara,
de la famille des Solanacées, est une plante vivace (qui fait jusqu’à 2 mètres de long) avec des tiges grimpantes, cylindriques.
Elle s’enroule souvent autour d’autres plantes ou arbustes.
La Morelle se rencontre dans les haies, les lisières de bois, les terrains vagues.
Les feuilles sont alternes, avec 2 lobes en forme de cœur.
Les fleurs sont réunies par groupes de 6 à 8, elles sont pendantes. Les pétales sont au nombre de 5 et sont d’un beau violet. Ils se recourbent vers l’arrière, laissant apparaître très nettement les étamines qui forment un beau cône jaune.
La floraison s’étale de juin à septembre.
Les fruits sont des baies ovoïde, d’abord vertes, puis jaunes et enfin rouges. Elles sont à l’origine d’intoxications assez fréquentes chez les enfants attirés par la couleur des baies. Les baies vertes sont plus toxiques que les rouges. Cette intoxication se manifeste par des nausées, vomissements, une dilatation de la pupille et une accélération du cœur.
Il faut donc sensibiliser les enfants au danger de toutes les petites baies qu’ils pourraient être amenés à rencontrer dans la nature.
Propriétés médicinales : les tiges séchées sont dépuratives (dans les affections cutanées) et sudorifiques (utilisés dans les refroidissements), entre autres.
Autres noms communs : Vigne de Judée, Herbe à la fièvre, Crève-chien,
En illustration : les fleurs et les fruits. Comme nous sommes en période de fructification, il est toujours intéressant de faire le rapprochement entre la fleur et son fruit.
Photo prise à Honninghem, chemin de Livossart.
Publié le 03/09/2008 à 12:00 par chlinfernal
La Tanaisie en latin Tanacetum vulgare ou Chrysanthemum tanacetum
est une plante vivace qui appartient à la famille des
Composées ou Astéracées.
Autres noms communs : Herbe au coq, Sent-bon, Herbe amère, Barbotine, Herbe de Sainte-Marie.
Cette plante mesure 40cm jusqu’à 1 mètre de hauteur. On la trouve sur les bords des routes, les talus. Elle présente une odeur assez forte.
Les tiges dressées portent des feuilles alternes, très découpées ressemblant à celles des fougères.
Les fleurs, d’un beau jaune sont réunies en capitules de 1 cm environ, cette inflorescence caractéristique des composées comme la Matricaire, vue quelques billets au-dessous.
Mais à la différence de la Matricaire, les capitules de la Tanaisie n’ont pas de ligules blancs.
La floraison s’étale de juillet à octobre.
Cette plante fait baisser la température. Elle possède des propriétés toniques et stimule l’appétit.
Pour les amateurs (et apparemment il y en a parmi les lecteurs du blog !), on peut en faire un vin : le vin de marguerites à la tanaisie (apéritif) !!!
Les jardiniers pourront l’utiliser pour faire un purin (macération de 300g de la plante entière dans 10 litres d’eau pendant 10 jours) actif contre la rouille, l’oïdium et les pucerons (en vaporisation).
Photo prise chemin de Wibertin à Febvin-Palfart