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bonjour. je pense que j'arrive trop tard pour l'anniversaire de reine marie puisque c'était en décembre. et
Par Anonyme, le 01.02.2026
bonjour, sur votre photo, j'ai retrouvé reine lardeur. je lui fais une surprise pour son anniversaire. pourrie
Par Anonyme, le 14.09.2025
bonjour je suis la fille de patrick tanfin et c'est grand parents vivez à attin dans le pas de calais j'aurais
Par Anonyme, le 20.07.2025
j ai 50 ans et eu la chance de voir abel
travailler avec ses chevaux. sa ferme était juste a côté de la ferm
Par Anonyme, le 27.04.2025
https://fr.wik iloc.com/itine raires-randonn ee/ceinture-de -boulogne-sur- mer-66002595
Par Anonyme, le 17.08.2024
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Date de création : 12.04.2008
Dernière mise à jour :
07.12.2014
2794 articles
Dimanche 30 septembre, direction Aire-sur-la-Lys pour découvrir ce fameux tour du Pays d’Aire, une sorte de GR de Pays, dont j’avais entendu parler depuis environ un an. Un parcours de randonnée pédestre d’une longueur de 40km sur 2 jours balisé récemment et permettant de découvrir les aspects historiques et naturels autour d’Aire-sur-la-Lys.
Depuis longtemps, je m’étais muni de la fiche randonnée et première constatation, ce tour restait limité essentiellement au Nord et à l’Ouest d’Aire.
Connaissant bien le secteur, je ne m’attendais pas à être dépaysé et à faire de grandes découvertes.
Mais mon but était plutôt de faire du kilométrage sans grande difficulté avec un dénivelé positif bien faible pour la distance, sans me compliquer la tâche puisque je n’avais qu’à suivre le balisage, à condition qu’il eût été correct, ce que je craignais fort. Du coup j’avais retracé fidèlement le circuit et l’avais importé dans ma montre GPS en cas de surprise.
Partir tôt pour rentrer tôt, une devise qui commençait à faire des émules.
Du coup, je démarrai de la place du Rivage alors que le jour n’était pas encore levé et que la température extérieure n’excédait pas 4°C.
Je pris le risque de partir sans lampe frontale étant donné que la première partie de la boucle longeait le chemin de halage du canal de Neuffossé sans grand changement directionnel.
Alors que les cloches de la Collégiale Saint-Pierre d’Aire sonnaient sept coups, je m’élançai le long de la Lys.
Etait-il nécessaire de rappeler qu’Aire était une ville d’eau ? Avec pour essentielle rivière, la Lys, qui s’écoulait d’Ouest en Est, un cours d’eau long de 214km qui prenait sa source à Lisbourg, à quelques kilomètres de Febvin pour se jeter dans l’Escaut au niveau de Gand.
Beaucoup d’autres rivières ou ruisseaux confluaient vers Aire, alors rien d’étonnant d’y trouver des étangs et des marais.
La rue du Moulin et la Place du Rivage possédaient un charme certain, c’était beau une ville la nuit, surtout dans ces anciens quartiers où les restes d’ancienne et riche ville marchande étaient encore visibles, tels les anciens moulins, les malteries, les brasseries, les anciennes maisons les pieds dans l’eau.
Aire-sur-la-Lys fut une riche cité commerçante et drapière grâce à sa situation géographique et surtout à ses voies d’eau.
Je découvris la Collégiale dont la tour massive haute de 62 mètres pointait dans le ciel noir et que l’éclairage mettait joliment en valeur, un beau chef-d’œuvre de l’art gothique flamboyant.
Je passai à côté de la chapelle Beaudelle, seul bâtiment ayant résisté au passé et représentatif de l’hospice Beaudelle.
Je continuai le long de la Lys pour atteindre le Bassin des Quatre Faces où l’éclairage était moins évident.
Ce bassin permettait autrefois de faire demi-tour et de se diriger dans quatre destinations différentes. Autrefois carrefour de commerce, il est devenu aujourd’hui un endroit de détente où pêche, promenade et nautisme se taillaient la part belle.
A cet endroit, la Lys passait en siphon sous le canal de Neuffossé pour se diriger vers Thiennes.
Ici, des voiles de brume glissaient sur la Lys, effrangeant les lignes des habitations voisines, feutrant la lumière.
Il ne s’agissait pas de rater le balisage et encore moins de plonger dans l’eau, je tournai à gauche et passai le pont-levis pour me diriger le long du canal de Neuffossé.
Je suivis le chemin de halage entre le canal et les étangs de la Ballastière s’étendant sur 109 hectares et issus de l’exploitation de cailloux à l’origine du ballast de soutien des traverses de voies ferrées.
Ce fut l’occasion de découvrir cette voie verte réservée aux cyclistes et aux piétons. Beaucoup de brume stagnait à la surface de l’eau. Outre l’obscurité, la visibilité était réduite dans cette atmosphère embrumée. Les nappes de brume esquissaient des formes imaginaires mais troublaient aussi la netteté des premières lueurs roses qui se formaient à l’horizon.
Une impression bizarre un tantinet oppressante régnait à cet endroit, amplifiée par un silence pesant. Un simple bruissement dans les arbres, un clapotement de l’eau me faisaient sursauter. Je perturbai au passage la quiétude de quelques espèces de canards et autres poules d’eau. Les cris des canards occupant les Ballastières retentirent dans cette nuit troublée.
Je progressai à bon rythme jusqu’au port fluvial de Garlinghem où je quittai les bords du canal pour prendre la direction de Wittes. Je ne trouvai pas beaucoup d’intérêt à cette bifurcation.
Par quelques chemins à travers champs - où les premières gelées blanches avaient fait leur apparition avec le givre qui luisait sur les brindilles - et une longue portion de goudron pour atteindre Blaringhem et passer dans le Nord où je retrouvai le chemin de halage du canal de Neuffossé en passant à côté du site industriel d’Arc International.
La brume continuait à dériver à la surface de l’eau tandis que le soleil se levait. Après deux kilomètres, je quittai définitivement le canal en empruntant un sentier herbeux parallèle et assez humide bordant la propriété du château de Bambecq dont les contours se dessinaient derrière le rideau d’arbres.
Un petit château aux murs blancs niché dans son parc arboré et entouré d’un lac, avec autour quelques bâtiments de ferme. Hélas impossible d’en apercevoir beaucoup plus de cette demeure qui occupe la première page de la fiche de cette randonnée.
Au bout de ce chemin, je passai un pont et remontai vers le centre de Racquinghem, traversant par la même occasion le chantier de doublement du gazoduc. Quelques détours dans les rues de Racquinghem avant de découvrir un site que je n’avais jamais pris la peine de découvrir, à savoir « les Bruyères ».
A l’entrée du site des Bruyères, je ne trouvai plus de traces du balisage du « Tour du Pays d’Aire ». Seul un panneau de la randonnée pédestre « Sentier d’Hugo » était visible, je suivis donc cette direction et parcourus ce réseau de sentiers sillonnant ces landes atlantiques. Les Bruyères occupaient la crête de Racquinghem culminant à 65m et formant une espèce de croissant séparant la vallée de l’Aa du bassin de la Lys. Il était surprenant de trouver ici une végétation inhabituelle, des genêts, des bruyères, toutes ces plantes spécifiques des sols acides. Autrefois, l’endroit était occupé par des troupeaux de moutons. L’abandon de cette pratique de pâturage aboutit à la prolifération de zones boisées. Des travaux de déboisement ont été entrepris, sous la direction, entre-autres, d’Eden 62 afin de limiter cette extension et de retrouver les anciennes pelouses landicoles riches de bruyères.
Je quittai les landes pour me diriger vers Quiestède. Pour ce faire, je passai dans un bosquet où le balisage n’apparaissait pas nettement, je m’efforçai de suivre la trace GPS, n’hésitant pas à passer dans les fourrés où les ronces s’agrippèrent autour de mes chevilles provoquant de profondes égratignures. Je retrouvai un paysage de plaine et de champs après avoir franchi la Melde, ce petit ruisseau qui prenait sa source sur le plateau d’Heuringhem tout proche, traversait Wittes avant de se jeter dans la Lys. Dans cette zone marécageuse où la brume persistait, le décor était splendide avec ces rais de soleil qui faisait étinceler les brins d’herbe recouverts de rosée.
Dommage que la Tour du Pays d’Aire délaissât le château de la Laprée, pourtant à seulement quelques centaines de mètres, un joli petit château de style 18ème siècle.
Un petit morceau de macadam à travers les rues de Quiestède avant de retrouver des chemins plus intéressant menant aux bruyères, un secteur du même acabit que celui de Racquinghem.
Ici le chemin serpentait entre les ajoncs et les bruyères en fleurs, un mélange de roux et de rose. J’eus une préférence pour ces landes par rapport à celles de Racquinghem, même si ces dernières avaient l’avantage d’un terrain plus vallonné.
Je sortis des landes pour retrouver une portion de macadam en direction de Roquetoire. Après quelques détours à travers champs, en longeant et traversant le bois de Ligne, je parvins sur le territoire de Roquetoire. Je fus agréablement surpris par le tracé du parcours sur cette commune, craignant un instant fouler le bitume. Il en fut tout autre. En effet, le moindre chemin avait été exploité, comme celui sur le hameau de Cochendal - signifiant vallon ou voie romaine de Cassel à Thérouanne - où j’aperçus une église qui me fit étrangement penser à celle de Racquinghem et qui n’était autre que celle de Roquetoire. J’y retrouvai quelques similitudes, avec sa tour carrée et ses quatre petites flèches blanches. Je traversai le centre du village après environ 25km de course. Encore une fois, je déplorai que le Tour du Pays d’Aire n’accordât pas plus d’importance aux petits châteaux présents sur le territoire. Je ratai ainsi l’occasion de découvrir le château de la Morande.
Puis je bifurquai dans une étroite voyette avant de longer un sentier herbeux bien humide en bordure d’un fossé.
Le secteur était truffé de petits étangs ou de marais. Je parvins sur le sentier en suivant le cours du petit ruisseau de la Liauwette - prenant sa source au hameau de Ligne et se jetant dans la Lys – , encore un passage humide et boueux.
Direction le lieu-dit de Warmes, un endroit ponctué de petits étangs.
Je quittai définitivement Roquetoire pour me diriger dans la vallée de la Lys, par des chemins tracés entre les champs. Je retrouvai un peu de dénivelé, avec quelques côtés. Dix heures avaient sonné et les chasseurs étaient déjà présents sur le terrain. La vigilance s’imposait. J’atteignis Glomenghem, un hameau d’Aire-sur-la-Lys et je descendis vers les bords de la Lys aux environs du 33ème km.
Ici, je me remémorai mon périple d’octobre 2009 sur la GRP de la Lys en nocturne. Cette portion jusqu’à Moulin-le-Comte, autre hameau d’Aire-sur-la-Lys, constituait l’une des plus belles parties du Tour du Pays d’Aire, avec cette Lys qui n’était encore qu’une modeste rivière.
Elle filait sous la voûte d’arbustes, ses berges étaient envahies par les nombreuses Balsamines de l’Himalaya aux jolies fleurs roses courbées vers la rivière.
Je parvins à Moulin-le-Comte, où le château avait enfin trouvé acquéreur. Je traversai la Lys, puis m’en éloigna un moment pour un parcours intra-urbain sillonnant les rues d’Aire-sur-la-Lys.
Mais je n’allais pas être longtemps sans la revoir car j’arrivai au niveau de la Porte de Beaulieu, l’entrée fortifiée de la Lys à Aire. La Lys était canalisée sur une centaine de mètres avant de s’engouffrer sous une voûte de briques, avec deux arches à ogives. Je redécouvris au passage l’ancienne poudrière construite au 18ème siècle, située juste à côté de la porte de Beaulieu.
Je longeai le jardin public de la ville puis les anciennes casernes de Listenois réhabilitées en logements sociaux. J’arrivai dans la rue du Moulin et retrouvai la Lys dans ce quartier des moulins et tanneries.
Après avoir foulé cette ruelle pavée, je retrouvai mon point de départ, la Place du rivage après un parcours de 39 km en 3h 16min avec un dénivelé positif de 300m.
merci pour le bol d'air !http://semellesdevent.centerblog.net
Super récit !!!Salut Karl, bienvenue chez Ch'l'Infernal !!!C'est vrai que j'ai adoré ce parcours dans l'Audomarois même si je n'en suis pas satisfait à 100% car beaucoup d'améliorations peuvent y être apportées.
Alors qu'est-ce ça donne les plans d'entraînements ?
Bon courage pour Olne-Spa-Olne, un beau moment en perspective surtout avec l'équipe de Bully, ça risque de n'être pas triste !!! A bientôt
http://chlinfernal.centerblog.net
Bonjour. Joli récit.Je comptais faire ce parcours la semaine prochaine mais craignant le balisage hasardeux, je me demande où trouver la trace gps pour l’intégrer à ma montre? Auriez vous des conseils? Merci
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