L'Agriculture à Febvin-Palfart
Publié le 23/06/2008 à 12:00 par chlinfernal
Puisqu'il est question, dans le billet précédent, de la féverole.
Voici un petit résumé sur cette plante.
La féverole se distingue de la fève par la forme de sa graine (moins aplatie) ; la fève étant en fait une féverole à grosse graine.
La féverole se caractérise par sa richesse en protéines, mais en France, son utilisation est essentiellement destinée à l’alimentation des animaux d’élevages, ruminants et porcs.
C’est surtout dans notre région la féverole de printemps qui est cultivée, avec un début de floraison en juin et une récolte en septembre.
La féverole, Vicia faba en latin, a un port dressé avec une dizaine d’étages de fleurs qui sont peu visibles de l’extérieur du champ.
Les fleurs sont blanches avec des motifs noirs et pourpres ou entièrement blanches. Elles portent une légère odeur, pas désagréable. Les bourdons sont très attirés ; ils jouent par ailleurs un très grand rôle pollinisateur.
Les fleurs donnent une gousse qui contient les graines.
Gros plan sur les fleurs de féveroles. Bien difficile de photographier les bourdons, pourtant nombreux !
Publié le 23/06/2008 à 12:00 par chlinfernal
Febvin, Pays des fèves ?
"Etymologiquement parlant", Febvin peut provenir de "fève". C'est une des hypothèses émises.
Eh bien, j’en veux pour preuve la réapparition depuis quelques années de la fèverole dont la culture avait été abandonnée.
Ici, un champ de fèveroles au hameau d'Honninghem.
Publié le 05/06/2008 à 12:00 par chlinfernal
Après avoir été mis à l'honneur dans le journal local, Abel SAMIER fit la couverture d'un livre écrit par Marguerite LECAT, intitulé "Quand les laboureurs courtisaient la terre", paru aux Editions France-Empire.
Livre qui raconte l'extraordinaire enfance d'une fille, dans une ferme aux environs de l'embouchure de la Canche (Pas-de-Calais).
Ainsi s'achève la série de photos sur l'agriculture à l'ancienne. Et encore merci à Abel SAMIER pour le prêt de tous ces documents.
Publié le 05/06/2008 à 12:00 par chlinfernal
Saint-Eloi est le protecteur des chevaux et le patron de ceux qui travaillent avec et pour eux.
Ce fut l'occasion pour Abel SAMIER de faire la une d'un journal local, l'Echo de la Lys probablement.
Publié le 05/06/2008 à 12:00 par chlinfernal
Encore une photo qui m'a été prêtée par Abel SAMIER.
Ici en compagnie de son père Paul et ce, en 1972.
Abel SAMIER est né le 5 mars 1925 à Heuchin, il a été le dernier agriculteur à exercer son métier à l'aide de chevaux Boulonnais.
Il habite toujours sa ferme au Courouge, hameau de Febvin-Palfart même si certains bâtiments ont disparu.
Par cette série de photos, je voulais lui rendre hommage, pour son attachement à la terre et aux chevaux. Il suffit de l'écouter parler pour comprendre comment il était attaché à ses bêtes.
Le deuxième objectif était de retrouver un peu de mes racines terriennes.
En postant ces photos, tout me ramène à un lieu, à un petit coin de terre qui me fait vibrer et qui me transporte dans le passé. Celui où je revois ma grand-mère paternelle (Charlotte) et ses soeurs (Zulma et Marie) travaillant sur leurs quelques terres du côté d'Honninghem, courbées, à genoux, souvent éreintées, le fichu noué sur leur tête, sous le soleil.
C'est un hommage à tout ce monde agricole, en des périodes assez difficiles, mais où l'on n'entendait personne se plaindre.
Mais cela ne me rappelle pas qu'un lieu, mais surtout un mode de vie dans lequel j'ai grandi avec frères, soeurs, cousins, cousines, lors des vacances à Febvin-Palfart.
C'était l'époque où l'on se réunissait, se voyait beaucoup entre voisins, mais où l'on était bien plus solidaires aussi bien dans le travail que dans le partage des joies et des peines.
"Ches grands buvotent eune gobe ed'jus pendant que nous, ches éfants" (pardonnez ce retour à l'usage du patois, je suis en train de revivre tout cela !), jouions et surtout rigolions des histoires que pouvaient bien nous raconter nos aïeux.
Il est pourtant bien dommage de n'avoir pas consigné cela sur des calepins afin de les retranscrire aujourd'hui car c'est notre patrimoine culturel. Et à chaque fois que disparait un ancien, c'est un peu de ce patrimoine que nous perdons...
Publié le 05/06/2008 à 12:00 par chlinfernal
La culture des betteraves était moins développée qu'à l'heure actuelle.
Après le semis, il fallait biner entre les lignes, puis démarier les betteraves et passer "l'arbraquette" pour enlever l'ordure. Autant de tâches bien ingrates et fatigantes.
Ce n'est pas tout car vient le temps de l'arrachage à la demande et le chargement dans le tombereau attelé aux Boulonnais.
Ici, Abel SAMIER et son épouse Mireille lors de la campagne des betteraves en 1978 au chemin de Ligny.
Publié le 05/06/2008 à 12:00 par chlinfernal
Le cheval, c'est la fierté de la ferme !
Plus qu'un animal, puisqu'il est le meilleur compagnon de l'homme. En particulier le Boulonnais.
Le cheval Boulonnais est un cheval de trait issu du croisement avec des espèces arabes, andalouses (entre autres), cela lui confère une certaine élégance.
Il est rapide et robuste. Il servait au 17ème-18ème siècles au transport du poisson entre Boulogne et Paris.
Une petite tête avec un front large et plat, des yeux vifs, des oreilles petites, droites et pointues.
Des épaules musclées, un poitrail large..
Une crinière double aux poils fins et soyeux
Calme et docile, doté d'un bon tempérament, caractéristique du cheval de trait, on dit de lui qu'il est le Pur Sang des chevaux de trait de par son élégance et par ses allures rapides, vives et brillantes (sang oriental).
Un cheval Boulonnais d'Abel SAMIER, en compagnie de son poulain et de Serge SAMIER à l'âge de 16 ans (fils d'Abel).
Publié le 05/06/2008 à 12:00 par chlinfernal
Après la moisson, il faut effectuer l'opération de déchaumage qui consiste à débarrasser la terre de la chaume pour permettre la rotation de la culture.
Ce déchaumage a plusieurs objectifs.
Il permet de limiter les pertes en eau du sol en brisant la continuité capillaire de la terre en surface. De même qu'en cas de fortes pluies, il permet une meilleure pénétration de l'eau dans le sol.
Il doit permettre une bonne décomposition des pailles après la récolte par lésions mécaniques et incorporation dans la terre.
En affinant le sol, il va préparer et améliorer les futures semailles.
Il favorise la destruction des mauvaises herbes par accélération de la germination de leurs graines. Il permet de lutter contre les repousses et le développement de certaines maladies.
Par le passé, un des objectifs du déchaumage était la lutte contre les incendies.
Ce déchaumage peut s'effectuer à l'aide d'une charrue ou d'un scarificateur ou d'un extirpateur.
Ici, Abel SAMIER, au chemin de Ligny, en 1975., debout sur son extirpateur tiré par ses 2 boulonnais.
Publié le 04/06/2008 à 12:00 par chlinfernal
En juin, le trèfle, la luzerne, le sainfoin sont en fleurs. C'est l'heure de couper le foin.
C'est en général l'affolement dans les fermes car
"c'est tout un art que de faire du bon foin".
Il faut faire le foin quand le soleil brille, les fermiers s'affairent alors pour faucher le matin, après l'évaporation de la rosée, pour que les plantes aient toute la journée pour faner.
La coupe du foin peut se faire à l'aide d'une faucheuse tirée par le cheval. Cette faucheuse présente un cadre principal avec un siège pour l'opérateur, monté sur 2 roues. Le mécanisme de coupe est connecté au cadre principal par une barre de coupe d'une longueur de 1,25m (en général) réglable.
L'herbe ainsi coupée est disposée en andains (c'est-à-dire mise en ligne). C'est l'opération d'andainage.
Le but de la fenaison est de transformer un fourrage vert périssable en un produit facile à transporter, sans danger d'altération. Cela implique une réduction du taux d'humidité de 70% à 20% environ.
Le rôle de la faneuse est de soulever les andains et d'aérer l'herbe pour permettre son fanage.
Ici, Abel SAMIER, lors de l'opération de fenaison au Capet, en 1980
Publié le 04/06/2008 à 12:00 par chlinfernal
Le transport des ballots de paille lors de la moisson au Capet, hameau de Mont Cornet à Febvin-Palfart en 1972.
A gauche sur la photo Gustave REGNIER, venu aider Abel SAMIER.