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bonjour. je pense que j'arrive trop tard pour l'anniversaire de reine marie puisque c'était en décembre. et
Par Anonyme, le 01.02.2026
bonjour, sur votre photo, j'ai retrouvé reine lardeur. je lui fais une surprise pour son anniversaire. pourrie
Par Anonyme, le 14.09.2025
bonjour je suis la fille de patrick tanfin et c'est grand parents vivez à attin dans le pas de calais j'aurais
Par Anonyme, le 20.07.2025
j ai 50 ans et eu la chance de voir abel
travailler avec ses chevaux. sa ferme était juste a côté de la ferm
Par Anonyme, le 27.04.2025
https://fr.wik iloc.com/itine raires-randonn ee/ceinture-de -boulogne-sur- mer-66002595
Par Anonyme, le 17.08.2024
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Date de création : 12.04.2008
Dernière mise à jour :
07.12.2014
2794 articles
Dimanche 24 août, dans l’après-midi, départ du stade de football d’Helfaut (à côté de Saint-Omer) pour un long entraînement dans l’Audomarois en choisissant de découvrir un site où je n’étais jamais allé m’aventurer, à savoir le plateau d’Helfaut et les alentours de la Coupole.
Ce plateau d’Helfaut, séparant la vallée de l’Aa de celle de la Lys, me réserva de belles surprises avec le sentier de la Rivière Jaune dans cette réserve qui n’était que le prolongement du plateau des Landes de Bruyères s’étendant de Racquinghem jusqu’à Helfaut (voir ici).
Cette portion commença par la découverte de différentes zones d’étangs avant de descendre vers la Coupole, enfouie dans un écrin de verdure, n’apercevant dans un premier temps que ce volumineux dôme de béton de plus de 70m de diamètre.
Cet ensemble cachait un véritable labyrinthe de galeries souterraines creusées dans les flancs d’une ancienne carrière de craie. Ici la folie d’Hitler et ses proches prirent toute sa signification.
Cet endroit devait servir de base de lancement de la nouvelle arme nazie, le missile V2, visant à détruire Londres et le Sud de l’Angleterre. Je parvins en bas sur l’esplanade, face à cette Coupole transformée en un musée. Je continuai à suivre le sentier de la Rivière Jaune du nom de la couleur des bras d’eau suite à l’extraction de silex sur Helfaut avant de le quitter pour me diriger vers Wizernes et trouver la « porte d’entrée » vers le Ravin de Pihem...
A SUIVRE
42 km, D+ 700m
Samedi 9 août, retour sur Clairmarais, près de Saint-Omer pour enfin réaliser en entier le parcours tracé le 20 juillet dernier. Ce jour-là, j’avais oublié que la forêt de Rihoult-Clairmarais était au programme !
Cette fois, et contrairement aux sorties réalisées depuis le printemps dans l’Audomarois, j’eus la chance d’être accompagné par le soleil. Même si ce marais Audomarois possédait son charme sous un ciel couvert avec une lumière toute particulière, j’avais une préférence pour ce ciel azur.
Je ne reviendrai pas sur le descriptif détaillé du début du parcours, il suffit de cliquer ici.
Je me contenterai de publier quelques photos des mêmes endroits, comme les bords des watergangs recouverts de ces nappes de lentilles d’eau, le long de la rivière de Booneghem, les petites maisons caractéristiques du marais,
le paysage bocager Flamand et ses chemins creux ombragés et humides, traversés par les becques,
le marais de Booneghem dans lequel les habitants circulaient à l’aide de leurs escutes,
les passages mémorables par les bacs où les rencontres étaient toujours synonymes d’entraide et de rigolade,
la traversée de la réserve naturelle du Romelaëre (où je fus stoppé dans mon élan par une gardienne qui avait décidé de me gâcher ma sortie, en m’interdisant de courir sur le site, malgré l’absence de toute interdiction signalée) avec ces étendues d’eau bordées de roselières et ponctuées de beaux nymphéas.
De retour à la Grange Nature, je me lançai dans la boucle forestière qui me réserva quelques surprises avec des sentiers complètement obstrués par la végétation (en particulier celui à l’orée Nord de la forêt) et, qui, malgré mes nombreuses tentatives, restèrent impénétrables.
Il me fallut alors composer et retrouver d’autres possibilités au cœur de cette forêt domaniale de Rihoult-Clairmarais, une forêt particulièrement humide et qui présentait un peu de dénivelé.
J’avais pris soin de tracer le parcours en suivant les laies les plus larges. Hélas, sur le terrain, elles n’étaient pas véritablement bien visibles.
Ce fut l’occasion de traverser des passages de ronces, des ruisseaux, car, il n’y avait pas à dire, elle était vraiment marécageuse cette forêt ! A force persévérance, je retrouvai une allée forestière, même royale qui m’amena jusqu’au lac d’Harchelles dont je fis le tour (environ 1km). En cet après-midi ensoleillé, les bords du lac avaient été pris d’assaut par les pêcheurs et les randonneurs. Ce lac entouré de nombreux aulnes glutineux et de roseaux résultait de l’exploitation de la tourbe, et ce, dès le 9ème siècle par les moines de l’abbaye cistercienne de Clairmarais.
Outre ce grand lac, d’autres petites cuvettes d’eau émaillaient cette vaste forêt et présentaient un aspect assez singulier, avec les squelettes de troncs d’arbres morts toujours bien droits au milieu des eaux, créant une ambiance assez désolée.
Enfin, le retour vers Clairmarais par des sentes forestières défoncées d’ornières remplies d’eau. Et toujours cette impossibilité de trouver le sentier de bordure Nord et l’obligation de longer la route départementale jusqu’au centre du village.
Un circuit de 28,40 km (avec les détours !) réalisé en 2h 23min avec un dénivelé positif de 150m.
N. B : les possibilités de parcours dans la forêt de Rihoult-Clairmarais sont bien évidemment plus grandes que l’extrait proposé ici.
N. B : la réserve naturelle du Romelaëre ferme du 15 décembre au 15 mars. Mais exceptionnellement, pour des travaux de réfection du platelage (le plancher en bois de chêne), elle est fermée depuis le 10 octobre. N’hésitez pas, foncez, sinon vous devrez attendre le 15 mars prochain !!!
Le parcours retenu : ICI
Après le parcours écourté du marais Audomarois au bocage Flamand, je me rendis toujours ce même dimanche 20 juillet, sur Saint-Omer et plus spécifiquement au niveau de la Place de la Ghière pour aller explorer une autre facette du marais Audomarois. Je ne publierai pas le tracé de ce circuit car cela n’aurait pas beaucoup d’intérêt en raison des nombreux chemins sans issue qui m’obligèrent à des demi-tours.
L’objectif de cette sortie était de tenter de retrouver d’éventuelles possibilités de faire se rejoindre l’un des premiers parcours tracé dans le marais (Une première ébauche dans le marais Audomarois) avec le faubourg du Haut-Pont, celui de Lyzel et voire le Romelaëre, via Saint-Momelin. Hélas, certains chemins étaient complètement laissés à l’abandon (à l’image de certains des sentiers dans le marais Dambricourt) , la végétation avait retrouvé ses droits au point d’obstruer complètement le passage. Et à moins de posséder une combinaison anti-orties, je ne voyais pas m’y introduire.
Après avoir laissé la pluie torrentielle s’apaiser, de la Place de la Ghière où trônait l’église de l’Immaculée Conception assez insolite par son inclinaison due au sol marécageux, je pris, via la rue de la Poissonnerie, la direction du Faubourg de Lyzel qui était surtout le quartier des maraîchers.
Je n’hésitai pas à emprunter toutes les petites ruelles, ce qui m’amena dans le Doulac, considéré comme la porte d’entrée dans le marais. L’occasion de redécouvrir les nombreuses petites maisons aux jardinets bien fleuris, accessibles au moyen de passerelles et devant lesquelles étaient souvent amarrées les embarcations à fond plat, les escutes. Je me retrouvai perdu en plein cœur des nombreuses exploitations maraîchères, longeant champs de choux de toutes variétés, carottes.
Je choisis de passer le canal de Neuffossé pour aller m’aventurer dans le marais Gilliers en parcourant les chemins de la Petite et de la Grande Clémingue et me retrouver à proximité du fameux moulin à pompage, et à l’extrémité de la réserve naturelle du Romelaëre malheureusement, seulement accessible par voie d’eau. Il ne me serait donc pas possible de relier les premiers parcours avec celui de Clairmarais autrement que par un maximum de routes goudronnées.
Cela n’entama pas mon plaisir à redécouvrir ce marais Audomarois, cette mosaïque de terres et d’eau, ces étroites bandes de terres (les lègres) cultivées séparées par les voies d’eau (les watergangs).
Je retrouvai le Faubourg du Haut-Pont en suivant le canal du Haut-Pont et la rue des Faiseurs de Bateaux (ce qui n’était pas sans rappeler l’activité de fabrication des escutes et des bacoves), en appréciant toujours autant l’habitat caractéristique de ce quartier avec ses maisons alignées où il était possible de distinguer celles appartenant aux ouvriers agricoles de celles plus imposantes des propriétaires qui présentaient de grandes portes permettant le passage des engins, et donnant sur les jardins et le marais.
Un entraînement de 15.50 km en 1h 19 min avec encore un très faible dénivelé positif de 50m.
Dimanche 20 juillet, direction Clairmarais, petit village à proximité de Saint-Omer pour continuer mes recherches au cœur du marais Audomarois. La boucle tracée était censée faire aux alentours de 28 km, en exploitant le marais, le bocage en direction de la Flandre intérieure, la réserve naturelle du Romelaëre et la forêt domaniale de Rihoult-Clairmarais… Sauf que cette dernière, je ne la verrais pas…
Je pris le départ de la Grange Nature de Claimarais, la maison du Romelaëre, située aux portes de la réserve naturelle et de la forêt, un emplacement stratégique pour ma sortie.
Le temps était bien couvert mais très doux. J’entrai immédiatement dans le cœur du sujet avec ce marais, ce lieu unique, fruit du travail patient des hommes, et plus particulièrement les moines de l’Abbaye de Saint-Bertin de Saint-Omer, qui, dès le Moyen-âge, œuvrèrent pour faire de cette cuvette marécageuse le beau marais cultivé d’aujourd’hui et faire surgir de l’eau des terres fertiles.
Je m’engageai sur la GR 128 longeant la rivière de Booneghem (sur la rive gauche) et me retrouvai immergé immédiatement dans le marais avec les premières serres et entre-autres, les premières cultures des choux dont le chou-fleur qui faisait la renommée de Saint-Omer.
Je découvris cette mosaïque de terres et d’eau étroitement intriquées avec au loin, la tour d’un moulin, celui-ci servait, par le passé, à réguler le niveau des eaux dans la cuvette de Clairmarais.
La problématique de découvrir le marais à pied était de trouver des solutions pour passer d’une berge à l’autre, à défaut de posséder une embarcation ou de devoir nager ! Néanmoins quelques passerelles permettaient de passer d’une rive à l’autre.
Ainsi je me retrouvai sur la rive droite de la rivière de Booneghem, sur une étroite bande de terre, le long des watergangs recouverts d’une nappe verte de lentilles d’eau que seules les escutes, ces embarcations à fond plat, pouvaient déchirer, à défaut par une colonie de canards ou de poules effrayés.
Sur ce chemin de « halage » bordé de haies d’aubépines, de saules, de roseaux, je redécouvris les quelques habitations très recherchées, à l’architecture typique du marais, mélange de briques, de planches à clins peintes en noir, de tuiles rouges Flamandes, et jamais laissées à l’abandon.
Après environ 2 km, je quittai déjà ce monde aquatique pour cheminer dans la campagne, au cœur d’un paysage bocager, sur le chemin de Saint-Omer (qui longeait le hameau du Paradis) vers l’Est où j’aperçus le Mont Cassel. A quelques centaines de mètres du moulin Devulder, je quittai la GR 128 et entrai sur des chemins inédits « vers le Paradis » et partis à la découverte du territoire autour de Buysscheure. Je fus assez surpris de constater combien, ici, l’Homme avait su préserver les haies et les arbres.
La frontière entre le Pas-de-Calais et le Nord avait été franchie, place à la Flandre intérieure et à ses nombreux noms de rues à la consonance toute spécifique (les « Straetes » n’en finissaient plus d’orner les murs).
Je ne fus pas au bout de mes surprises en parcourant les nombreux chemins creux, bien souvent complètement abrités d’une voûte végétale, bordés de nombreuses haies et plantés de nombreux arbres taillés en têtard. Mais ces chemins avaient aussi la particularité d’être plutôt humides.
Par chance, quelques passerelles permettaient le franchissement des « becques ».
Entre les arbres, je découvris l’église de Buysscheure. Je pénétrai dans la « Papote Straete », un chemin creux qui démarrait au niveau d’un chef d’œuvre typiquement Flamand, à savoir la « draai bailleuw », la barrière tournante ou pivotante, fabriquée à partir d’un tronc de chêne local.
Très rapidement je quittai ce magnifique chemin pour entrer dans le « chemin des Loups » avec tout bout en ligne de mire ladite église. Cette sente offrait de belles ouvertures sur le paysage environnant, ce pays bocager avec au loin la forêt de Clairmarais.
J’avançai vers le centre du village tout en passant devant une mare, une autre caractéristique de la campagne Flamande. Ces cuvettes étaient nombreuses, jouxtant les fermes pour leur usage domestique. Aujourd’hui, il fallait plutôt y voir leur intérêt d’un point de vue faunistique.
Je traversais rapidement Buysscheure, en passant au pied de l’église, une hallekerque typique du 17ème siècle (empaquetée car en cours de restauration).
Par quelques rues à travers le village, j’entrai sur la « Langhemast Straete » (rue du Long Tronc), encore un chemin tout à fait exceptionnel, entièrement planté d’arbres taillés en têtard, en plein cœur de bocage et de ses prairies et de ses mares.
Je sortis de Buysscheure pour serpenter au cœur des cultures de lin défleuri, de blé et de maïs.
Seule la route goudronnée de « l’Aguénée » me sembla interminable, car toute droite. De plus, au loin, côté Pas-de-Calais, le ciel était de plus en plus ennuagé, la pluie semblait s’être invitée.
J’accélérai un peu, vraiment qu’un peu, le relief était de toute façon à ma faveur dans la descente du « chemin des Culottes » en direction de Nieurlet. De plus je m’amusai à faire la course avec deux VTT qui me poursuivaient. J’entrai alors en même temps qu’eux dans le marais de Booneghem, en passant un premier pont.
Ce marais de Booneghem était composé de vastes prairies humides où paissaient de nombreux bovins, était sillonné de chemins étroits où poussaient de hauts roseaux arborant leurs quenouilles mais aussi de nombreuses touffes d’eupatoire chanvrine. Les saules têtards et les peupliers aux feuilles argentées brillaient au cœur des pâturages.
En raison de l’étroitesse et des nombreux obstacles sur le chemin, le couple de VT-tistes me laissa passer pour arriver devant une rivière, « le Zieux ».
Pas de panique, je connaissais bien l’endroit et je n’étais pas sans savoir que le bac à chaîne était le seul moyen d’atteindre l’autre berge. Je ramenai à moi le bac à l’aide de la chaîne plongée dans l’eau. J’en profitai pour aider les cyclistes à grimper et nous effectuâmes la traversée ensemble. Je suivis la rivière sur sa berge gauche, découvrant les jolies petites maisons au jardinet ouvert sur le marais et bien fleuri.
Face à moi, un pont-levis en bois, l’entrée dans la réserve naturelle du Romelaëre.
Impossible de ne faire y faire un détour, un espace protégé de 60 hectares, fait d’étangs résultant de l’extraction de la tourbe. Je parcourus le circuit de découverte en courant sur le plancher de bois de chêne clouté avec de magnifiques points de vue sur les vastes étendues d’eaux, recouvertes par endroits de nappes de nénuphars.
Cet endroit était le refuge parfait de nombreuses espèces d’oiseaux, dont les migrateurs, mais aussi un véritable havre de paix pour le promeneur, propice à la rêverie tant le calme était incomparable, un silence seulement entrecoupé par l’envol maladroit du héron cendré, par les cris stridents des poules d’eau effarouchées ou encore par le bruissement du vent dans les roseaux.
En avançant vers l’extrémité de la réserve (cul-de-sac où se trouvait un observatoire dirigé vers l’un des étangs), la vue était bien souvent bouchée par les roselières abondantes avec des tiges très hautes assurant l’échange entre l’eau et la terre.
Je revins sur mes pas (pas d’autre solution) avant de bifurquer pour découvrir la deuxième partie de la réserve.
Et toujours ces grandes étendues d’eau dans lesquelles les branches des saules pleureurs ployaient dessinant de vastes chevelures d’un vert argenté, un peu comme une chevelure de sorcière.
Mais cela ne rappelait-il pas la légende de « Marie-Groëtte », cette sorcière qui hanterait le marais, attirant - à l’aide de son « groët », un crochet en patois - dans le fond des eaux les enfants s’approchant trop près du rivage.
Une nouvelle traversée en bac à chaîne et retour à la Grange Nature par la partie du marais cultivé du Bachelin.
Parvenu à la voiture, je réalisai que je n’avais pas la distance voulue mais comme j’avais élaboré la tracé depuis très longtemps, j’avais oublié qu’une boucle supplémentaire avait été tracée dans la forêt de Rihoult-Claimarais. Ce serait donc pour une autre fois.
Un circuit de 16 km en 1h 25 min avec un petit dénivelé positif de 65m.
N. B : la réserve naturelle du Romelaëre ferme du 15 décembre au 15 mars. Mais exceptionnellement, pour des travaux de réfection du platelage (le plancher en bois de chêne), elle fermera le 10 octobre. N’hésitez pas, foncez, sinon vous devrez attendre le 15 mars prochain !!!
Le parcours : ICI
D’autres photos : ICI
Frustré de n’avoir pu courir les 28 km prévus, je me rendis jusqu’au Faubourg du Haut-Pont et la Place de la Ghière à Saint-Omer pour rechercher d’autres chemins à travers le marais Audomarois. Sur la route, une pluie d’orage déferla sur l’Audomarois…
Après avoir exploré (encore que le terme n’était pas vraiment approprié tant j’avais arpenté ce secteur en long, en large et en travers) le Haut-Pays entre Lacquette et Lys, je voulais étudier un autre secteur du Haut-Pays celui entre la Lys et l’Aa que je connaissais assez mal, avec des villages comme Verchocq, Gournay, Rumilly connus simplement de nom mais dans lesquels j’avais mis les pieds qu’à de rares occasions (VTT ou randonnée pédestre). Pourtant, ce secteur me semblait regorgé de chemins, recouvert de quelques bosquets, parcouru de quelques rivières et adapté à la pratique du trail avec un peu de dénivelé. Bref, de quoi satisfaire ma curiosité.
Je décidai de construire une boucle au départ de Renty, un village du canton de Fauquembergues situé au cœur de la vallée boisée de l’Aa, un bourg que j’avais parcouru à maintes reprises, mais un village qui m’avait déjà causé quelques soucis d’orientation (sans GPS !) et de la frustration, pour n’avoir jamais pu réaliser la boucle du Charles Quint.
Dimanche 18 mai, je démarrai de la place de Renty à proximité de l’église Saint-Vaast en pierres calcaires datant des 17ème et 18ème siècles. A noter, à côté de l’église, le monument aux morts flanqué de deux canons Autrichiens de 7,7cm, ce qui était plutôt assez rare.
Je passai devant l’emplacement de l’ancien château de Renty, situé sur une motte, et qui fut une immense forteresse rectangulaire au Moyen-âge et dont il ne restait que quelques traces avec des monts de terre recouverts de végétation et bordés de petits étangs.
Je gagnai les rives de l’Aa avec un petit détour indispensable vers le moulin Grioche, construit en 1797 ou en 1809 (selon les sources), qui fut d’abord un moulin à papier.
Nombreux étaient ces ouvrages tout le long de l’Aa.
Celui-ci fut ensuite transformé en moulin en farine (en 1873) avant d’être converti en scierie vers 1925...
Il avait fière allure ce moulin, en briques rouges et recouvert de tuiles rouges caractéristiques de notre région, arborant sa belle roue sur le pignon de l’édifice.
Accolée au moulin proprement dit, une partie bardée de planches de bois faisait office d’habitation.
Il fut repris en 2011 par un couple du Ternois qui, après des travaux de débroussaillage, avait la ferme intention de le faire revivre et d’y ouvrir une boulangerie (ce qui est une réalité aujourd’hui).
Je revins sur mes pas et longeai l’Aa avant de m’attaquer presqu’à froid à la montée en direction des éoliennes du Haut-Pays, passant d’une altitude de 80 à 175m en 2 km.
En m’élevant sur les hauteurs surplombant la vallée de l’Aa, je réalisai pleinement que j’étais dans le Haut-Pays, avec les nombreux monts alentour et toutes ces pentes confluant vers l’Aa.
Sur ce territoire, le paysage bocager prédominait, synonyme d’une ruralité et de traditions agricoles bien ancrées. Seulement, le canton de Fauquembergues avait décidé de rompre avec son image de pays vieillissant en choisissant la voie des énergies renouvelables comme en témoignaient les nombreuses éoliennes qui parsemaient les crêtes.
Par moments, de ces grandes machines, je ne distinguai que le mât qui découpait la petite brume aurorale qui augurait une journée bien chaude.
Je tombai sur les traces de la GRP du Haut-Pays d’Artois et entrai alors sur des chemins inédits avec en premier lieu une sympathique descente sur Assonval, un hameau de Renty avec quelques maisons et fermes regroupées autour de l’église Saint-Bertulphe.
Après une petite boucle bien agréable sur des chemins ombragés, direction Gournay en suivant la GR sur un sentier où les points de vue étaient nombreux sur la région. Je contournai le centre du village, privilégiant les petits chemins creux aux hautes herbes traversant le bocage.
Par le Fond Breton, je retrouvai la vallée de l’Aa au niveau de Fasque, hameau de Verchocq et plus particulièrement au lieu-dit de la Turquie, qui n’était pas sans me rappeler la dernière escapade pédestre du Charles Quint (c’était à cet endroit que j’avais rebroussé chemin, parti dans une mauvaise direction !).
La traversée de Verchocq fut l’occasion de découvrir les dernières traces de l’habitat traditionnel avec ces maisons de torchis badigeonné à la chaux.
Plutôt que de suivre la GR, je tentai un détour au plus près des rives de l’Aa.
Je passai un pont puis le chemin sembla sinuer et s’enfoncer comme dans un pâturage privé. Je suivis l’Aa sur une espèce de trace ce qui était plutôt bon signe.
Grandes consoudes, compagnons rouges, rumex peuplaient les rives de la rivière.
Je ressortis face à un étang.
Je grimpai sur le versant opposé de la vallée de l’Aa en contournant le village de Rumilly en suivant les chemins à travers champs et à travers bois. Je me retrouvai aux abords de Renty, non loin de mon point de départ, sur les terres du château de Valtencheux, avec en toile de fond un magnifique panorama.
Seulement, après cette belle descente, il me fallut remonter la Vallée Madame, en lisière du bois de Renty, encore un long passage fort agréable.
A la limite avec Campagne-les-Boulonnais, quelques premiers chemins délimitant les champs de céréales m’amenèrent progressivement vers Thiembronne avant d’en emprunter un plus humide où les fleurs de l’ail des Ours ponctuaient de blanc le vert tendre des herbages.
Puis le sentier remonta tout doucettement, pour aboutir comme dans la cour d’une ferme. Un homme traitait son pré, je le saluai. Puis un portail… Aïe, partie privée ? Demi-tour, pourtant ça devait passer.
Une simple question probablement au propriétaire des lieux : « Y-avait-il un chemin en contrebas de son pré ? ».
Une réponse un peu sèche : « Non, ou alors un chemin qui date de la dernière guerre ! ».
Je cherchai à me rapprocher au plus près de la trace, je longeai un champ avant de me descendre vers un fossé, ou plutôt un ruisseau.
Les premiers mètres furent aisés, les pieds dans l’eau et les cailloux avant que le passage fut de plus en plus obstrué par les ronces, orties et autres branches. Je n’avais pas d’autre choix, j’avançai, les chevilles maintenant dans l’eau. Je débouchai au niveau de la rue du Fay, au hameau du Bourguet et je suivis les berges de la Villaine en direction du centre de Thiembronne. Je le contournai par un beau chemin qui surplombait le village avant de plonger à nouveau vers les bords de la Villaine.
Direction le coin du bois de Renty, au niveau des restes de la rampe de lancement de missiles V1 et un passage inattendu mais si tentant au cœur du camping de la Tentation.
A vrai dire, ce fut la difficulté à trouver le chemin d’entrée dans le bois jouxtant le camping qui m’amena à en faire le tour. Le sentier traversant le bois fut assez humide. En sortant du bois, une belle descente avec en face la crête des éoliennes d’Audincthun. Une dernière grosse difficulté pour remonter vers le bois de Renty et enfin redescendre dans le village après 3h 02min et 36,10 km et un dénivelé positif de 570m.
Le parcours : ICI
D’autres photos : LÀ
Toujours dimanche 27 avril, non rassasié de la sortie autour d’Alquines en compagnie de Christophe et de Rémy, je décidai comme prévu initialement de faire un petit détour par Tilques et le Marais Audomarois pour y tester une ébauche de tracé.
Ce Marais Audomarois me fascinait depuis belle lurette. Malgré sa proximité, je n’en connais hélas que peu de choses hormis la partie sur Clairmarais.
Houlle, Tilques, Salperwick, autant de noms mystérieux qui cachaient un monde fascinant qui, malheureusement, ne se laissait pas dompter facilement pour un coureur à pied.
Tant de chemins d’eau pouvant mener au milieu de nulle part, tant de voies d’eau se ressemblant, difficile de ne pas perdre le Nord ! Indéniablement, c’était au fil de l’eau, à bord d’une embarcation qu’il se découvrait le mieux ce marais Audomarois.
Pas question pour moi de ramer, ce serait à la force des mollets que je vaincrai ce marais.
Entre l’Artois qui venait mourir ici avec des collines ondulées et la Flandre Maritime et sa grande plaine, s’étendait un joyau, un lieu unique, le marais Audomarois, 3 700 hectares d’une véritable mosaïque où la terre et l’eau étaient intimement mêlées, un endroit construit dès le Moyen-âge par le travail acharné de l’Homme ou plutôt des hommes, les moines de l’Abbaye Saint-Bertin de Saint-Omer.
Rien d’étonnant que ce magnifique marais Audomarois - seul marais en France encore habité et cultivé - ait obtenu, en 2013, le label au patrimoine mondial de l’UNESCO dans la catégorie « L’homme et la biosphère ».
Pour démarrer ce premier défrichage et l’ébauche d’une première boucle, je décidai de démarrer de Tilques, village qui était pour moi tout simplement associé à la fameuse carotte (celle qui pousse d’ailleurs dans mon potager).
Pour éviter de faire un aller-retour, il me fallut tracer un parcours qui traversa la campagne à l’Ouest de Tilques, partie qui ne me sembla pas la plus intéressante, tant j’avais hâte de me retrouver au bord de l’eau.
Mais ce fut sur cette portion que l’essentiel du dénivelé, somme toute bien négligeable – se fit.
Patient, il fallait l’être, le marais Audomarois se méritait…
Peu avant l’entrée du village suivant, je longeai une décharge où un ancien panneau indicateur « Moulle » était planté au milieu des détritus végétaux ! A croire que la moule n’était plus fraîche ! Des moules ici… Dans ce pays d’eau douce ???
Je ne retins pas grande chose du village de Moulle, hormis la portion inévitable de macadam, tout ce que je n’aimai pas lors d’un tracé « trail ».
Très vite, je me retrouvai dans Houlle.
Pas d’affolement, il n’y eut pas le moindre coup de vent, la Côte d’Opale étant encore un peu trop loin. Ici, c’était plutôt le pays des marins d’eau douce !
J’aurai pu m’attendre, à la place d’un parfum iodé, à percevoir les effluves s’échappant de quelques distillateurs. En effet, Houlle était la capitale du genièvre où la famille Persyn perpétuait cette tradition bien de chez nous, cette distillation de céréales de la région et de baies de genièvre.
Ne disait-on pas un « houlle » en parlant d’un bon genièvre ?
Hélas, aucune odeur alléchante, seulement la belle vitrine du magasin de vente où trônaient de belles bouteilles de ce précieux jus qui avait vieilli en fût de chêne.
Mais ici, à Houlle, je sentis que les choses changeraient. Autour de l’église, une bacôve - cette traditionnelle embarcation du marais, permettant le transport des hommes et du petit matériel – fleurie semblait m’inviter à mon prochain voyage.
Effectivement, je parvins sur les bords de la Houlle, cette rivière qui avait finalement donnée son nom au village. L’itinéraire était tout tracé, je remontai le fil de la Houlle sur l’étroit chemin de halage, enjambant de temps à autre les passerelles, les ponts, ces petites routes permettant le déplacement à pied ou en voiture dans cet entrelacs de voies d’eau.
En bordure de l’eau, de majestueux marronniers d’Inde étalaient leurs larges feuilles palmées, leurs magnifiques bouquets de fleurs explosaient sous une débauche de cônes blancs.
Sur l’eau, les canards effrayés actionnaient leurs palmes, emmenant avec eux leur petite famille à la queue leu leu, de mignons canetons au fin duvet hirsute.
Effarouchés, les foulques macroule à la tête et au bec blancs plongèrent dans l’eau, puis coururent sur l’eau en la frappant de leurs pattes avant de revenir vers la berge, protégeant leurs petits, défendant leur territoire, n’hésitant pas à manifester leur colère et leur agressivité à mon égard.
Les berges de la Houlle étaient différemment occupées par les habitations. Sur le chemin de halage que je parcourais se succédaient campings et cabanons tandis qu’en face, seules, quelques maisonnettes présentaient leurs jardinets fleuris, exposés à l’eau.
J’étais émerveillé par ce décor. De l’eau partout, des « watergangs », des pontons auxquels étaient amarrés les escutes et les bacôves, d’étroites sentes délimitant un quadrillage de parcelles tantôt cultivées, tantôt laissées plus ou moins à l’abandon et envahies par les roseaux. D’autres parcelles, de verdoyants pâturages constituaient de véritables aubaines pour les troupeaux de bêtes.
Je quittai un moment les berges de la Houlle pour une petite incursion dans « les terres », ou plutôt dans les polders, un itinéraire traversant ce patchwork dessiné par ces « lègres » – ces étroites bandes de terres cultivables – et ces « watergangs » - chemins d’eau. Cette échappée m’en offrit d’autres, avec des ouvertures sur le paysage environnant et surtout la Montagne de Watten et son moulin.
Je retrouvai les bords de la Houlle que je suivis jusqu’au moment où elle se jeta dans l’Aa au niveau du Pont de Houlle, au lieu-dit « l’Overstel ». Je longeai la route, le long de l’Aa sur quelques centaines de mètres avant de rentrer une nouvelle fois au cœur du marais, celui de Serques.
Quelques hésitations sur le chemin à suivre, quelques ponts de bois menant bien souvent à une habitation.
Puis le bonheur fut à nouveau au rendez-vous, avec cette étroite berge envahie par les hautes herbes, si peu défrichée, si peu empruntée alors que dans cet immense ciel gris, quelques rayons du soleil tentaient de percer, donnant à ce marais Audomarois cette lumière bien particulière, changeante, prouvant une fois encore comme l’eau et le ciel étaient étroitement intriqués, une ambiance incitant à la rêverie. Cependant, rêveur, il ne fallait point l’être. Bien au contraire, la vigilance s’imposait avec les trous masqués par la végétation, et ce risque de plonger à l’eau à la moindre inattention.
D’un côté, les pâturages où paissaient vaches et chevaux, de l’autre, l’eau. Les roseaux dressaient leurs longues et fines feuilles acérées. Les grandes consoudes, aux jolies fleurs bleu-violacé ou blanches égayaient les berges.
Après cet étroit passage, le chemin de halage s’élargit tout comme la voie d’eau, celle à l’approche de l’Île au Fort du Chêne. La surface de l’eau était lisse, recouverte par-ci, par-là de larges feuilles de nénuphars. Seuls les coups de rame lors du passage d’une barque provoquaient des ondes qui animaient la surface de l’eau. Cette portion était tout simplement magnifique, avec les pittoresques maisons, avec les saules, têtards, pleureurs dont les branches ployaient à la manière d’un parasol.
J’avançai toujours au fil de l’eau et entrai dans le marais de Tilques, au Vivier de Sainte-Aldegonde, jusqu’au Pont de la Guillotine où de nombreuses embarcations attendaient les rameurs.
Je quittai définitivement le milieu aquatique pour cheminer à travers le village de Tilques en faisant un tour d’honneur sur le parvis du splendide château du Vert Mesnil, un joyau de l’architecture Flamande.
Je retrouvai mon point de départ après quelques derniers chemins et achevai, ravi, ce premier essai de boucle dans le marais Audomarois après 18,50 km en 1h 43min avec un dénivelé positif de 90m.
Ce parcours en amèrera d'autres dans le but de tenter de relier cette partie du marais audomarois à celle de Clairmarais, même si cela risque d'être très compliqué.
Le parcours : ICI
Crédit Photo : Christophe Barbier
Dimanche 27 avril, alors que j’avais projeté d’aller en repérage du côté du marais Audomarois, je répondis à l’appel de Christophe en déplacement sur Calais pour cause de Fête des Mères (ne cherchez pas à comprendre !??!) qui prévint Rémy qui souhaitait nous emmener sur l’un de ses parcours autour d’Alquines, situé au centre d’un triangle Colembert-Licques-Lumbres, un village de l’Audomarois, que je connaissais depuis très longtemps.
Mon dernier passage dans ce bourg remontait à septembre 2011, où j’avais tracé un parcours d’une trentaine de kilomètres « Entre Val de Lumbres et Val d’Acquin ».
Ce secteur assez méconnu possédait quelques atouts pour la pratique du trail en raison de son relief bien bosselé.
Ce fut face à l’estaminet-randonnée que nous démarrâmes cette balade. Concernant ces estaminets, je ne saurai que vous conseiller de vous y arrêter, on y est toujours bien accueilli, ce fut mon cas à Alquines lors de la fuite de mon camel-bak.
Nous prîmes la direction du cimetière avec une première montée, histoire de nous mettre immédiatement en condition, car des monts, nous allions « en bouffer » avec des altitudes à faire pâlir leurs homologues Flamands Nordistes et Belges.
Ici, 185, 190, 195, 200, 205, 210 et même 212m d’altitude n’étaient pas rares. Et pourtant, ils passèrent relativement bien. Et même si de temps en temps les cuissots chauffèrent, l’effort était immédiatement récompensé par les points de vue incroyables sur le paysage bocager qui délimitait un véritable labyrinthe épousant le relief, des collines verdoyantes plantées de bosquets, de haies de toutes les formes, de toutes les tailles, cachant dans le creux des vallons, par-ci, par-là, de petits hameaux regroupant quelques maisons.
Crédit Photo : Christophe Barbier
Crédit Photo : Christophe Barbier
Les premiers chemins nous emmenèrent vers les bois autour du village de Bouvelinghem qui me rappelèrent de bons souvenirs de sorties passées (bois de la Gressée, bois des Fascines). Le tracé de Rémy exploita merveilleusement les possibilités de dénivelé, il n’hésita pas à nous faire revenir presqu’à notre point de départ, tout ça pour profiter - au prix de quelques douleurs !!! - du Mont Vert et de l’étonnant élevage de cerfs et de biches à la ferme pédagogique du Mont Vert.
Ouille, ouille, ça fait mal par où ça passe !!!
Seules quelques biches osèrent se montrer. Ce passage le long de l’élevage ainsi que la traversée du bois de l’Épesse (ou bois touffu), tout en descente technique, au cœur d’un sous-bois magnifiquement recouvert d’un tapis de jacinthes bleues étaient superbes.
En bas du bois, en bordure de la vallée d’Alquines, Rémy s’interrogea quelques secondes sur la suite du parcours : tout droit à travers le champ de ray grass ou à gauche par un pseudo-sentier bordurant la culture ?
A l’unanimité et plutôt tièdes à l’idée de nous mouiller les gambettes dans la fraîche et humide herbe, nous préférâmes tenter la deuxième option. Et ça passa ! Un peu de contorsion et de talus raides… Mais ça passa !
Assez rigolés, place à la difficulté pour atteindre le Haut-Boulonnais et le sommet du Pas-de-Calais (212m), au lieu-dit « les Bullescamps », situé tout à côté d’une haute cheminée de briques rouges de 14m de hauteur.
Après ce passage sur le toit du Nord-Pas-de-Calais, où malheureusement la météo n’était pas propice à une contemplation du décor, nous eûmes à emprunter un peu de macadam et à traverser la célèbre nationale vers Boulogne-sur-Mer pour partir en direction de Quesques, peut-être la partie la moins intéressante de la boucle, la faute probablement au ciel très gris qui s’abattait un peu comme une chape de plomb sur le secteur. Dans ces conditions, je ne retins pas grand-chose de la traversée de ce village.
Très vite, nous retrouvâmes chemins, sentiers et surtout montées et descentes pour atteindre Escɶuilles, un petit village qui semblait bien charmant à l’image de la jolie petite église fortifiée en pierres calcaires qui émergeait au-dessus des fleurs de colza.
Les alentours d’Escɶuilles en disaient long sur les difficultés à venir, il suffisait de lever un peu les yeux pour voir ce Mont de la Coupe qui dominait le village et qui nous toisait.
Il m'avait pourtant dit qu'on pouvait se shooter à l'ail des Ours...
De la difficulté, il y en eut avec la superbe traversée du bois de la Longue Rue, une rude montée, heureusement entrecoupée de quelques pauses « Initiation à la Botanique », histoire de faire connaissance avec l’ail des Ours, mais ce n’était pas très difficile, il suffisait d’ouvrir un peu les narines !
A cet endroit, la végétation était particulièrement luxuriante à l’instar des lianes qui barraient par moments le passage et sur lesquelles Christophe se voyait déjà s’amuser à Tarzan !
Le retour d’Escɶuilles vers Alquines restera la plus belle portion du circuit, avec des chemins qui traversaient les plissements du terrain, où les vallées se succédaient encore et toujours, vallée du Haut-Loquin, vallée de la Haute-Planque, vallée d’Alquines, avec des sentes à travers le bois du Haut-Loquin et le bois de la Forte Taille, qui n’étaient pas, pour moi, une découverte mais dont il était impossible de se lasser surtout en cette saison printanière où les jacinthes des bois égayaient le sol, où les frondaisons en pleine croissance explosaient dans une débauche de verts.
Et comme par magie, les nuages se déchirèrent et des pans de ciel bleu apparurent alors que nous sortîmes du bois de la Forte Taille, en dominant toute la vallée d’Alquines.
Une dernière descente pour retrouver le centre du bourg et achever cette sortie de 23,60km en 2h 31min avec un dénivelé positif de 520m.
Le parcours tracé par Rémy : ICI
D’autres photos : ICI
Dimanche 20 avril, je démarrai de bonne heure afin de profiter des premiers rayons du soleil qui ne firent que se raréfier au cours de la balade qui se termina sous la pluie.
Après la boucle côté Ouest de la semaine précédente, je continuai avec le territoire à l’Est de Febvin-Palfart.
Pour commencer, je restai uniquement sur Febvin-Palfart pendant une dizaine de kilomètres, profitant de cette belle portion de la GRP de la Lys, passant derrière la ferme-château, se poursuivant jusqu’au hameau de Pippemont.
Avant de descendre le chemin à Cailloux, je profitai de la belle vue sur Fléchin et sur, plus loin, le bois de Bomy, découvrant le joli paysage bocager, avec de belles prairies toutes parsemées de milliers de renoncules.
Toujours le même plaisir de longer le Puits Sans Fond jusqu’à l’ancienne écluse, au pied du coteau boisé de Pippemont.
Puis je m’attaquai à la longue et épuisante montée du Mory culminant vers 170m d’altitude pour observer toute la Cordillère des Flandres, du Mont Cassel jusqu’au Mont Kemmel.
Descente sur le hameau d’Honninghem pour aller chercher la boucle du Wibertin-Chemin des Morts, histoire de faire un peu de dénivelé, avant de passer devant la source du Puits Sans Fond et la chapelle Sainte-Berthe, patronne de l’église de Febvin-Palfart.
Par le gué du Molinel, je retrouvai la GRP de la Lys. Je quittai alors le territoire de Febvin-Palfart pour descendre le long et droit chemin de Brunehaut, encore appelé « le chemin du Mineur », ancienne voie qui permettait aux mineurs Febvinois de rejoindre la fosse d’Estrée-Blanche.
Je parvins au niveau des Trois Tilleuls aujourd’hui abattus, et me dirigeai en face vers les deux terrils du Transvaal (le « Far West », l’extrémité Ouest du Bassin Minier du Nord-Pas-de-Calais). Parvenu au pied de ces derniers, je choisis la Via Francigéna et cette belle ancienne voie ferrée qui reliait la mine d’Estrée-Blanche à celle de Ligny-les-Aire via le hameau de la Tiremande (ou la Tirmande, je ne saurai jamais vraiment !).
Je remontai jusqu’à la chapelle Sainte-Berthe et pris le chemin menant au carreau de l’ancienne fosse 3, 3bis car j’avais la ferme intention de gravir ce terril tout récemment aménagé de marches et d’une plate-forme en son sommet afin de profiter d’une vue à 360°. Ce fut à ce moment que la pluie s’invita, histoire de brouiller le paysage !
Après cette courte ascension (terril haut de 122m), je pris la direction d’Auchy-au-Bois que je quittai très rapidement pour un chemin à travers la campagne de Westrehem.
Perdu dans mes pensées, je ratai une petite route ce qui m’obligea à pousser une pointe jusqu’à Fontaine-les-Hermans, niché dans la vallée de la Nave.
Je descendis par le château et m’engageai dans la Trouée pour remonter par le Bois de Fontaine, tout bleu de jacinthes.
La fin du parcours approchait, une dernière descente toujours assez périlleuse par ce bois, puis la montée du chemin Vert avant de retrouver le centre du village de Febvin-Palfart après 26,40 km parcourus en 2h 09min avec un dénivelé positif de 400m.
Le parcours : ICI
Dimanche 13 avril, pour clôturer « en douceur » cette semaine démarrée sur les chapeaux de roue, je me contentai d’une sortie champêtre sur les monts autour de Febvin-Palfart, côté Ouest, en direction de Boncourt, hameau de Fléchin, en exploitant au maximum le dénivelé existant sans pour autant reprendre les mêmes chemins.
Il en a résulté un parcours de 21,75 km pour 1h 52min avec un dénivelé positif de 380m, avec deux courtes parties privées.
Je pris beaucoup de plaisir à profiter d’une belle matinée printanière sur des chemins redevenus nettement praticables (même celui vers Livossart au lieu-dit « le Marché au Lait battu » était sec, du jamais vu ou quasiment !), en parcourant les pâturages à l’herbe d’un vert tendre parsemée d’innombrables boutons d’or et pissenlits, avec une végétation qui affichait elle-aussi ses couleurs printanières, comme ces aubépines qui habillaient les haies de bouquets blancs et roses, comme ces étendues de colza qui illuminaient la campagne de leur jaune intense dans un paysage bocager verdoyant.
Le parcours : ICI
Les landes des Bruyères, situées sur les hauteurs de l’Audomarois, est un plateau à la forme d’un long et étroit croissant s’étirant sur une dizaine de kilomètres de long, sur un à deux kilomètres de large séparant la Vallée de l’Aa de celle de la Lys.
Depuis très longtemps, j’aspirais à tracer un parcours sur ce plateau des Bruyères, en le suivant d’un bout à l’autre, à savoir depuis Racquinghem jusqu’à Wizernes en passant par Baudringhem, Heuringhem, Blendecques et Helfaut.
Renseignements pris, je savais qu’il me serait impossible de traverser tout ce plateau de l’Audomarois, en raison de son classement en réserve naturelle, dont beaucoup de portions étaient interdites au public car tout simplement privées (en particulier sur Helfaut-Wizernes) et d’autres étaient sous le contrôle d’Eden 62, autant dire qu’il ne s’agissait pas de plaisanter avec les interdictions ! Pour autant pas question de renoncer à cet essai.
Mardi 8 avril, je démarrai du centre du village d’Heuringhem. Après plusieurs centaines de mètres sur macadam, je me retrouvai sur les premiers chemins partageant les cultures et une zone de bosquets assez humides à proximité du ruisseau de la Melde où les roseaux poussaient en abondance.
Petit à petit, j’atteignis le Bibrou tout en apercevant les hauteurs de ce plateau toutes boisées.
Le meilleur approchait. Les premières clôtures, les premiers panneaux d’Eden 62.
Je m’enfonçai dans le sous-bois recouvert de très nombreuses jacinthes d’un bleu vif. Impossible de me perdre, le chemin était délimité et suivait parfaitement ma trace, sauf, qu’au bout de 500m, il me fut impossible de continuer tout droit, tout était parfaitement clos. Première déception, je ne gagnerai jamais les landes de Racquinghem (que je connaissais déjà, voir « le Tour du Pays d’Aire »).
Le chemin bifurqua sur la gauche pour gravir un petit raidillon qui me fit découvrir les premières prairies herbeuses ponctuées de quelques mares et parsemées de très nombreux ajoncs en fleurs distillant un doux parfum de noix de coco. Ces zones étaient entretenues par le pâturage de poneys, entre autres évitant ainsi l’embroussaillement.
De cet endroit, à pratiquement l’altitude maximale de ce plateau (environ 75m), je pus profiter d’un beau panorama sur l’Audomarois. Ce belvédère constituait une position stratégique pour les armées, et ce, depuis les temps anciens.
Je parvins au niveau du secteur des landes du Rietz de l’Eglise, toujours sur la commune d’Heuringem, sur une partie boisée, où les genêts à balais s’ajoutèrent aux ajoncs. Seules les petites mares continuaient à occuper les cuvettes du relief.
Je trouvai cette portion longeant le bois de Longatte particulièrement intéressante.
Au bout de ce sentier vinrent d’autres difficultés. Alors que ma trace était censée bifurquer un peu sur la droite, je me retrouvai face à un portail et à une clôture. Impossible de passer. A cet endroit devaient se trouver des vestiges des guerres passées. Je tentai de longer la clôture, mais la végétation épineuse était tellement dense qu’il me fallut renoncer. L’objectif initial était de descendre vers Blendecques et de rejoindre via le lieu-dit « l’Arabie » les landes de Blendecques.
J’improvisai, poursuivis sur la route et reconnus la route d’Heuringhem à Blendecques, débouchant pratiquement en face de l’entrée du site des landes de Blendecques.
Plus de 25 ans que je n’y avais pas mis les pieds. Autant dire que je n’y reconnus absolument rien, tant le site avait été aménagé, avec quelques étangs, provenant pour certains de bombardements, pour d’autres de l’exploitation et de l’extraction de silex.
Ces mares étaient entouraient de nombreux bouleaux dont l’écorce tigrée brillait sous les rayons du soleil. Encore une fois, les genêts et les ajoncs étaient nombreux mais aussi les bruyères.
Au cœur de ces landes, je m’amusai à emprunter le maximum de sentiers, tournant même parfois en rond. Encore une fois, je fus bloqué par de nombreuses clôtures, m’empêchant de suivre la trace originelle.
Je ressortis des landes pour reprendre la route en lisière du bois d’Heuringhem et de redescendre dans le centre du village.
Une petite boucle de 12,80 km en 1h10min avec un dénivelé positif de 80m qui pourrait être nettement rallongée sur le plateau des Bruyères en direction d'Helfaut, de la Coupole et de Wizernes si de nombreuses parties privées avaient été accessibles.
Le parcours : ICI