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Date de création : 12.04.2008
Dernière mise à jour : 07.12.2014
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Vie religieuse à Febvin

Installation à FIEFS d'un jeune prêtre de FEBVIN-PALFART

Publié le 21/10/2008 à 12:00 par chlinfernal
Installation à FIEFS d'un jeune prêtre de FEBVIN-PALFART
Le prêtre dont il est question est l’abbé François CROHEM, né en 1920, fils d’Emile CROHEM (né en1875 à Laires) et de Sophie DUMORTIER (née en 1883 à Febvin-Palfart).

François CROHEM fut ordonné prêtre en 1945.

Il fut nommé curé de la paroisse de Fiefs, village voisin de Febvin-Palfart, et installé dans ses nouvelles fonctions le dimanche 17 août 1947.

L’abbé François CROHEM se rendit à Fiefs dans l’après-midi, vers 3h, accompagné de M. le curé de Febvin-Palfart. Les paroissiens de Fiefs lui firent un bel accueil lors d’une réception touchante : rue et maisons pavoisées, fausses-portes ornées de fleurs, cavaliers et cyclistes fleuris. Il fut reçu par M. le Doyen d’Heuchin et par M. TAILLY, maire de la commune.

M. le Maire a souhaité la bienvenue au nouveau prêtre, rappelé le souvenir de ses prédécesseurs, remercié les prêtres des paroisses voisines qui ont assuré le service à Fiefs depuis le décès du dernier titulaire.
M. l’abbé CROHEM le remercia et l’assura de son entier dévouement à sa nouvelle paroisse

Après une cérémonie au monument aux morts, eut lieu l’installation de l’abbé CROHEM dans l’église de Fiefs en présence du Doyen d’Heuchin.
Ce fut l’occasion pour l’abbé CROHEM de remercier les paroissiens de Fiefs pour l’accueil qu’ils lui avaient réservé. Il traça son programme d’apostolat sacerdotal et termina par le salut et la bénédiction du Saint-Sacrement.

Après la messe, il reçut ses confrères des communes avoisinantes, le conseil municipal, les personnalités et sa nombreuse famille.

Merci à Jeanne-Marie pour la communication de la photo de l'abbé François CROHEM, qui n'était autre que son oncle.

Les prêtres qui se sont succédés à Febvin-Palfart

Publié le 20/10/2008 à 12:00 par chlinfernal
Les prêtres qui se sont succédés à Febvin-Palfart

Bonjour à tous !

Dans l'église Sainte-Berthe, au coeur du village de Febvin-Palfart, on peut voir une plaque à la mémoire des différents prêtres ayant exercé leur ministère dans la commune de Febvin-Palfart.

1465 - 1513 - Nicole LE CARON, chanoine de Thérouanne
1513 - 1565 - Nicole LE CARON, neveu du précédent
1565 - 1580 - Jean FRAMMERY, chanoine
1580 - 1606 - Pierre CROHEM
1606 - 1626 - Guillaume CHABOT
1626 - 1635 - Guislain HEREN
1635 - 1686 - Guislain LEFEBVRE
1686 - 1700 - Pierre THERY
1700 - 1710 - Jean LEGRAND
1710 - 1721 - Jean Etienne de HURTEVENT
1721 - 1751 - François COULON
1751 - 1763 - Jean Baptiste de LARIVIERE
1763 - 1792 - Adrien GALLET
1802 - 1812 - Hippolyte PENEL
1812 - 1820 - Louis DUBOIS
1820 - 1823 - Pierre Joseph VILLAIN
1823 - 1831 - Charles RIDOUX
1831 - 1852 - Philippe CORROYETTE
1852 - 1864 - Aimé DELEFLIE
1864 - 1868 - Charles SEBERT
1868 - 1870 - François BERNARD
1870 - 1880 - Jules HAVET
1880 - 1887 - Benoît LELOIRE
1887 - 1897 - Jules CARPENTIER
1897 - 1934 - Jules COUBRONNE
1935 - 1978 - Ferdinand BOUCLY.

Il y eut ensuite les Abbés JOLY, Victor PETIT, Georges FOURNIER, avant que Febvin-Palfart ne soit incluse dans la paroisse Saint-Luc.

La Châsse de Sainte-Berthe

Publié le 13/10/2008 à 12:00 par chlinfernal
La Châsse de Sainte-Berthe
Je poste ce soir la photo de la châsse de Sainte-Berthe, visible dans l’église paroissiale de Febvin-Palfart.

Elle date du XIXème siècle, elle est en bois finement sculpté et verni.

Autrefois, elle était promenée dans les rues du village lors de la neuvaine de Sainte-Berthe, début juillet.

Un petit mot de Sainte-Berthe : née en 644, ses parents, Rigobert et Ursane lui donnèrent une éducation très chrétienne.
Auxi possédait un château où l’on y savait Berthe très vertueuse et belle. Aussi le jeune guerrier Sigefroy sortit du château accompagné de son escorte et alla demander la main de Berthe à son père Rigobert qui lui consentit. Elle se maria donc à l’âge de 20 ans à Sigefroy, baron d’Auxi-le-Château.
Pour la petite histoire, la mariée portait une longue tunique blanche, une mantille lui couvrait la tête et les épaules, elle avait bracelets et bijoux, des perles brillaient dans sa chevelure dénouée. Berthe était de race royale.
Au repas, les tables étaient recouvertes de nappes brodées, de roses, de lys. Le gibier était abondant. Pour boissons, de l’hydromel et de la bière. Les Francs aimaient la bonne chère, mais au château de Blangy, on devait garder une tenue chrétienne et distinguée en toutes circonstances…
De leur union naquirent cinq filles (Gertrude, Déotile, Emme, Giste et Geste, ces deux dernières moururent en bas âge).
Sigefroy mourut en 680. A sa mort, elle se retire à Blangy-sur-Ternoise et y fit édifier une abbaye qui fut bénite en 682 et qu’elle gouverna elle-même avant de la confier à sa fille Déotile. Elle vécut alors en recluse dans une cellule qu’elle s’était fait bâtir et qu’elle garda jusqu’à sa mort vers 725. Son corps fut transféré en Alsace, puis ses reliques revinrent à Blangy où elles se trouvent toujours dans l’église paroissiale consacrée à Saint-Gilles même si Sainte-Berthe en est la patronne. Dans l’église de Blangy, on peut aussi voir la belle châsse de Sainte-Berthe.

Sainte-Berthe : Patronne de la paroisse de Febvin

Publié le 29/09/2008 à 12:00 par chlinfernal
Sainte-Berthe : Patronne de la paroisse de Febvin

Bonsoir à tous !

Je publie ce soir un article écrit par l'Abbé Jules COUBRONNE et paru dans "La Voix Amie" d'août 1932 concernant Sainte-Berthe, patronne de la paroisse de Febvin-Palfart ; Sainte-Berthe que les Febvinois vénérèrent traditionnellement lors d'un pèlerinage début juillet.

L'article dit ceci :

"Le mois de juillet nous a ramené les fêtes habituelles en l'honneur de Sainte-Berthe, patronne de la paroisse.

Au septième siècle, le village de Febvin, faisait partie des domaines de Rigobert, comte de Ponthieu, père de Sainte Berthe. Il fut compris dans la dot que celle-ci reçut lors de son mariage avec Sigefroy. Les habitants de Febvin eurent Sainte Berthe en grande vénération ; ils la choisirent pour leur patronne, et l'honorèrent toujours d'un culte spécial. Alors que dans un très grand nombre de paroisses la fête du patron passe aujourd'hui, pour ainsi dire, inaperçue, à Febvin Sainte Berthe est fêtée solennellement chaque année le 4 juillet, jour anniversaire de sa mort. On voit ce jour-là assister à la messe des personnes qu'il est très rare de rencontrer à l'église en n'importe quelle autre circonstance. Des anciens de la paroisse nous ont dit plusieurs fois, qu'ils se souvenaient encore du temps où l'on s'abstenait de tout travail le jour de Sainte Berthe. Personne n'eût voulu sortir un cheval ce jour-là.

Cette année la neuvaine s'ouvrit le dimanche 3 juillet vers le soir par le pèlerinage des Féales du doyenné de Bomy. En revenant du Congrès de Béthune sous la conduite de M. le Doyen, elles s'arrêtèrent à Febvin au nombre d'environ soixante, et vinrent offrir leurs hommages à notre sainte Patronne et vénérer ses reliques.

Le lendemain lundi 4, jour de la fête de sainte Berthe, les offices furent célébrés solennellement sous la présidence de M. le Doyen. M. le Curé d'Enquin-les-Mines chanta la messe, et M. l'Abbé Richard, curé de Colembert, et ancien curé de Westrehem, dans un beau sermon de circonstance montra comment sainte Berthe se sanctifia par son détachement des biens de ce monde, et aussi par sa patience et sa résignation dans les épreuves que dieu lui envoya.

Le dimanche suivant 10 juillet, était le jour où devait avoir lieu la procession traditionnelle à la chapelle d'Honinghem, en l'honneur de sainte Berthe. Monseigneur l'Evêque venait précisément à Bomy ce jour-là présider le Congrès des Oeuvres du doyenné. C'était une coïncidence plutôt facheuse. Un moment nous eûmes la pensée d'avancer d'une semaine la solennité de sainte Berthe et de faire la procession le jour des premières Vêpres de la fête. Mais d'autres inconvénients se présentaient. Et puis ce changement n'eut guère été compris ; les paroissiens de Febvin auraient très difficilement admis que quelque chose pût empêcher la solennité de sainte Berthe.

Cette solennité eut donc lieu le dimanche 10 juillet. M. le Curé de La Cauchie chanta les Vêpres auxquelles assistaient MM. les Curés de Laires, Ligny, Auchy et Rely.
Le Congrès de Bomy nous priva de la présence de quelques curés et de plusieurs pèlerins. L'assistance cependant fut très nombreuse comme chaque année.

Au retour de la procession, M; l'Abbé Hadulphe Grébaut, professeur à l'institution Saint-Louis à Saint-Pol, monta dans la chaire installée sur la place en face de l'église. Après avoir rappelé que l'année dernière, nouveau prêtre, l'une de ses premières messes, avait été célébrée à Febvin pour honorer sainte Berthe, il était d'autant plus heureux cette année de nous parler de notre sainte Patronne, qu'il ne considère pas comme étranger parmi nous puisque sa famille est originaire de Febvin. Il rappela ensuite que Notre-Seigneur avant de quitter la terre nous avait dit que nous sommes tous créés pour le Ciel, et nous avait indiqué la voie à suivre pour y parvenir. Il montra alors que le but de sainte Berthe ici-bas avait toujours été d'arriver à conquérir le Ciel, et que pour cela elle s'était dégagée de la terre en exploitant surnaturellement les épreuves que le bon Dieu lui envoyait.

Ce discours éloquemment prononcé fut religieusement écouté par toute l'assistance.

Puissent les paroissiens de Febvin rester fidèles à aimer et à honorer leur sainte Patronne. Puissent-ils surtout l'imiter dans sa fidélité à servir Dieu et à se détacher des choses de la terre.

J. Coubronne, Curé de Febvin"



Merci à Rudy pour le prêt de ce document
En illustration, la statue de Sainte Berthe, présente dans l'église de la paroisse et mise en évidence à l'occasion de la neuvaine en juillet dernier.


Décès et Eloge funèbre de l'Abbé Jules COUBRONNE

Publié le 25/09/2008 à 12:00 par chlinfernal
Décès et Eloge funèbre de l'Abbé Jules COUBRONNE

Bonsoir à tous !

Je publie ce soir l'éloge funèbre de Monsieur l'Abbé Jules COUBRONNE faite par le Doyen de Bomy, lors de l'inhumation au cimetière de Febvin-Palfart.

"La Voix Amie" de septembre 1935 annonce dans sa rubrique Nécrologie la mort de l'Abbé COUBRONNE.
Il s'était dévoué pendant 37 années (de 1897 à 1934) au bien spirituel de la paroisse de Febvin-Palfart.
Usé par une longue maladie, il prit sa retraite en 1934, à Nielles-les-Bléquin (cf "Les Adieux de l'Abbé Jules COUBRONNE" dans la rubrique Vie religieuse).
Selon "la Voix Amie", il a accueilli la mort sacerdotalement comme le dernier acte sacrificiel de toute une vie vouée à la gloire de Dieu et au salut des âmes.

"Le service funèbre fut chanté à Nielles, le vendredi 16 août à 10h (heure solaire) devant une assistance recueillie dont la présence était à la fois un hommage au sacerdoce et un témoignage de sympathie pour une famille éprouvée mais vaillamment chrétienne (...).
Selon le désir du défunt, le corps fut ensuite ramené à Febvin-Palfart où se faisait l'inhumation. Le Pasteur voulait rester au milieu de ses ouailles et y attendre le jour de la Résurrection générale !...
Toute la paroisse était là pour apporter au cher disparu l'hommage de sa profonde gratitude, avec à sa tête, groupés autour du 1er magistrat de la Commune, les membres du Conseil Municipal.
les petits enfants des écoles, à qui, M. l'Abbé COUBRONNE avait gardé une place de choix dans son affection, formaient une gracieuse couronne, dont la fraîcheur traduisant les saintes espérances qui naissent d'une mort chrétienne.
Au cimetière, M. PRUVOT, maire, se fit l'interprète de tous ses administrés pour exprimer leurs sentiments de fidèle reconnaissance à leur Pasteur, en même temps que leurs vifs regrets que seule adoucissait la certitude de l'"Au revoir !"".


Eloge funèbre transcris dans la Voix Amie de septembre 1935

"Mes frères, le défunt que nous pleurons, et dont la disparition jette dans le deuil une honorable famille, que Dieu met durement à l'épreuve et toute une paroisse, profondément attachée, est de ceux qui n'ont pas besoin qu'on les loue. Leurs oeuvres suffisent à cette tâche. En montant dans cette chaire, je veux seulement rappeler en quelques mots ses titres à votre reconnaissance, pour avoir ensuite le droit d'y faire appel au profit de son âme.

C'est dans la gracieuse paroisse de Bayenghem-les-Seninghem, au doyenné de Lumbres, que naquit, le 1er novembre 1861, Jules COUBRONNE, d'une famille de travailleurs, où l'honnêteté marchait de pair avec des principes de vie profondément chrétienne. Bien vite l'appel du Bon Dieu se faisait entendre, et les portes accueillantes du Petit Séminaire de Boulogne s'ouvraient au jeune lévite ; il allait y recevoir une empreinte de piété dont le parfum embaumerait toute sa vie et ferait l'édification de tous ceux qui l'approcheraient par la suite.

Ordonné prêtre le 17 décembre 1887, ses études sérieuses, un esprit curieux et sagement critique, où, sous des apparences de charmante bonhomie, perçait volontiers une petite pointe de malice, tout le désignait pour qu'il exerçât son ministère, dix années durant, au milieu de la jeunesse étudiante, au Pensionnat Saint-Pierre, de Calais.
Il aimera plus tard à rappeler ces premières années d'apprentissage et il en conservera toujours l'esprit r méthode et d'ordre ainsi que le goût de l'étude. Les articles d'apologétique populaire dans le "Bulletin décanal" témoignent d'un don d'observation très fine et d'un humour bien français. Le 5 août 1897, il vous arrivait, chers paroissiens de Febvin-Palfart, se dévouer au service de vos âmes pendant 37 années et réaliser au milieu de vous la parole de l'Apôtre "Pour ce qui de moi, je donnerai volontiers tout ce que j'ai, et je me donnerai encore moi-même pour vos âmes...". Plus heureux que l'Apôtre, il voyait son affection envers ses ouailles largement payée en retour.

Pour connaître les préoccupations dominantes de sa vie pastorale, il me suffit de me reporter au dernier acte de son ministère parmi vous, de revivre cette dernière journée, où de devoir s'arracher à ses chers paroissiens et cesser un apostolat aimé brisait son coeur et lui défendait même de paraître dans cette chaire.

Le dimanche 16 septembre 1934, c'est à "ses préférés", les petits enfants qu'il avait appris du Bon Maître à chérir particulièrement, qu'il donnait le reliquat des forces laissé par l'usure latente d'une maladie sans rémission. Dans l'atmosphère de joie des "Solennités de 1ère Communion", flottait un vent de tristesse qui préludait aux déchirements de la séparation? Avec quel coeur il s'était toujours consacré, à l'éducation religieuse et à la formation chrétienne de ses chers petits. Apôtre de la vérité par le "Cathéchisme", il le resta jusqu'au bout, même quand la maladie le privait de tout mouvement et l'empêchait de se rendre en cette église. Il ne pouvait plus aller à eux ; il les appelait près de lui et ne cessait pas pour autant de leur rompre le pain de la Doctrine chrétienne.

Il lui fallait maintenant leur dire, et à vous, chers paroissiens, l'adieu définitif... Il ne s'en sentait pas la force ! Il me pria de vous transmettre ses dernières paroles, ses ultimes recommandations. Elles se résument en peu de mots : "Dites-leur de rester fidèles au culte de la vraie Croix, de garder intacte leur dévotion et leur confiance en Sainte-Berthe, leur patronne, de s'inspirer toujours, dans leur vie chrétienne, des fiers exemples laissés par leurs ancêtres, glorieux martyrs de la Grande Révolution".

La "Croix", Monsieur l'Abbé COUBRONNE l'avait toujours aimée, et plus encore qu'aux adorables "Reliques" qu'il proposait à la vénération, il avait un généreux accueil à toutes les croix que Notre-Seigneur lui avait présentées dans son existence. Et elles furent nombreuses. Son état d'impuissance finale et d'inactivité ne fut pas des moindres. Sainte-Berthe, là-haut, a dû favorablement accueillir le féal gardien de son culte, qui, dans les ferventes neuvaines annuellement consacrées à la Sainte, voyait un excellent moyen de maintenir, de raviver dans les âmes la flamme de la foi. Il était heureux et enthousiaste de rappeler le plein épanouissement de cette foi dans ses chers martyrs de Febvin. Pour que leurs noms et leurs exemples ne pussent jamais s'effacer de la mémoire et du coeur de leurs descendants, il voulut graver sur le marbre dans cette église même, les noms de ces héros "Defunctus adhuc loquitur". (cf l'article "Morts d'une crise de foi" dans la rubrique Febvin mon village)

Ayant accompli sa tâche, selon le sens plénier et surnaturel du mot "défunctuns", Monsieur l'Abbé COUBRONNE s'en est retourné près de Dieu cueillir la récompense ; et de là haut, il vous redit les mêmes enseignements qui tendent à faire de vous de vrais chrétiens et de futurs élus du Ciel où il vous attend, j'en ai la confiance !...

Y pensez-vous, mes frères, à ce que doit être la récompense d'une âme sacerdotale qui compte, après un long temps de préparation, près de 50 années de travail obscur au service de Dieu et des âmes, en des milieux tout différents, mais avec une égale abnégation ! Qui, plus de seize mille fois est montée à l'Autel offrir le Saint-Sacrifice et s'unir à la Divine Victime ! Qui, pour garantir la continuité de son zèle et assurer la relève, a eu le continuel souci de découvrir et faire éclore les germes de vocations sacerdotales !...

Oui, vraiment, Monsieur l'Abbé COUBRONNE fut le bon serviteur à qui est promise la couronne ! Et il nous est doux de penser que c'est Marie elle-même, dans son Assomption glorieuse, qui a maternellement posé cette couronne sur le front de son fils qui lui fut tant dévoué ici-bas.

Pour nous, mes frères, la reconnaissance nous fait un devoir d'adresser à Dieu, pour celui qui passant parmi vous y a semé tant de bienfaits, nos plus ardentes supplications. Que la pleine lumière de l'éternité luise bien vite à son âme, et qu'un reflet de cette lumière tombe sur tous nos coeurs afin d'en adoucir les peines et d'y raviver les saintes espérances ! "Lux perpetua luceat ei !"
Amen"


Et toujours merci à Rudy pour le prêt de ses "Voix Amies"

Les adieux de l'Abbé Jules COUBRONNE

Publié le 23/09/2008 à 12:00 par chlinfernal
Les adieux de l'Abbé Jules COUBRONNE
Bonsoir à tous !

Je vous relate ce soir les adieux de l'Abbé Jules COUBRONNE à sa paroisse de Febvin-Palfart.
Il a déjà été question de Jules COUBRONNE sur ce blog (cf les articles "l'Abbé Jules COUBRONNE" et "Une location confuse du presbytère en 1907-1908" dans la rubrique "Vie religieuse").

L'Abbé Jules COUBRONNE est né le 1er novembre 1861 à Bayenghem-les-Seninghem. Il fut curé de la paroisse de Febvin-Palfart à partir du 5 août 1897, et ce pendant 37 années.
Il décéda à Nielles-les-Bléquin mais fut inhumé dans le cimetière de Febvin-Palfart.


"La Voix Amie" d'octobre 1934 relate ceci :

"FEBVIN-PALFART,
16 septembre, Adieux de Monsieur l'Abbé Coubronne à sa paroisse.

Le dimanche 16 septembre, les cérémonies des 1ères communions solennelles par lesquelles Monsieur l'Abbé Coubronne avait voulu couronner son ministère pastoral à Febvin, revêtaient de cette coïncidence, un cachet d'intimité plus poignante. L'assistance fut particulièrement nombreuse et recueillie à tous les offices.

La "Rénovation des Promesses du Baptême" fut présidée par Monsieur le Doyen de Bomy qui rappela aux enfants la nécessité de maintenir leur foi et leurs pratiques chrétiennes en leur indiquant les soutiens sur qui ils devaient compter : Jésus Hostie, Maire Immaculée et leurs chers parents. Les seize communiants et communiantes vinrent alors, la main sur l'Evangile, promettre fidélité au Dieu de leur baptême, et répondre hautement aux questions que leur posait Monsieur le Curé de Laires.

La "Bénédiction du Très Saint Sacrement" donnée, c'était l'heure des adieux. Monsieur l'Abbé Coubronne, craignant que l'émotion ne le trahit, pria Monsieur le Doyen de se faire son interprète près de ses paroissiens. Monsieur l'Abbé Selin tint à souligner tout le bien que Monsieur Coubronne avait fait durant 37 années entièrement consacrées au bien de leurs âmes ; bon Pasteur, il les avait nourris spirituellement, gardés, défendus et préparés pour leur destinée éternelle ; le meilleur de son affection, il l'avait donné aux petits enfants qui bénéficiaient encore des dernières sollicitudes de son zèle.

Il leur léguait, en une sorte de testament spirituel, sa paternelle recommandation de garder constamment le culte de la Vraie Croix, dont l'église de Febvin conserve d'insignes reliques, le souvenir devant Dieu de leurs prêtres, et de s'inspirer des héroïques exemples de leurs devanciers dans la foi, qui lors de la Grande Révolution, surent payer de leur sang leur attachement à l'Eglise. Monsieur le Doyen affirma au cher Pasteur que la profonde reconnaissance de ses paroissiens et leurs ferventes prières l'accompagneraient dans sa retraite que tous souhaitent n'être que provisoire.

Monsieur l'Abbé Lemaire, curé de Laires, apporta aussi avec émotion le témoignage du vide que laisserait parmi ses confrères le départ de Monsieur l'Abbé Coubronne, et l'assurance de leurs fraternels regrets et leur attachement respectueux."


Merci à Rudy de http://bomyphoto.centerblog.net/ pour le prêt de ses "Voix Amies".

En illustration, une photo où l'on peut apercevoir à gauche l'Abbé Jules COUBRONNE et au centre l'Abbé Joseph BOUTILLIER.
J'ignore les circonstances, le lieu et la date de cette photo. Pratiquement aucune personne n'a été reconnue.
Peut-être en avez-vous rien qu'une petite idée ? Dans ce cas, merci de bien vouloir laisser un commentaire.

A propos de l'abbé Joseph BOUTILLIER

Publié le 17/09/2008 à 12:00 par chlinfernal
A propos de l'abbé Joseph BOUTILLIER

Bonsoir à tous !

Je poste ce soir une photo prise par Marie-Claire EVRARD, dans l'église de Le Quesnoy-en-Artois, près d'Hesdin.
Il s'agit d'une plaque de marbre commémorative présente dans l'église de Le Quesnoy-en-Artois, en souvenir du ministère de l'Abbé Joseph BOUTILLIER dans la paroisse dudit lieu.

En effet, c'est dans cette commune que l'abbé Joseph BOUTILLIER y exerça ses fonctions de 1935 à 1938.
Il a déjà été question de Joseph BOUTILLIER dans l'article "L'abbé Joseph BOUTILLIER" dans la rubrique Vie religieuse.

Il était né en 1903 à Febvin-Palfart, il décéda en 1938 à Le Quesnoy. Sa sépulture se trouve dans le cimetière de Febvin-Palfart.
Fils de BOUTILLIER Lucien, né en 1854 à Bours et de MARTIN Marthe, née en 1865 à Febvin-Palfart.
De cette union naquirent d'autres enfants : BOUTILLIER Jeanne en 1885, Berthe en 1887, Aline en 1888, Achille en 1892, Gabrielle en 1894, Alphonse en 1896, Mélanie en 1898, Hélène en 1900.
Voir aussi l'article "La famille BOUTILLIER dans les années 1940" dans la rubrique Généalogie.

Merci à Marie-Claire pour le détour qu'elle a bien voulu faire lors de son retour de vacances, afin de photographier la trace du passage de Joseph BOUTILLIER à Le Quesnoy.
Marie-Claire fait partie des personnes que j'appelle "ceux qui travaillent dans l'ombre" et qui contribuent à l'existence du blog.


Pèlerinage à Lourdes en 1964 ou 1965

Publié le 05/09/2008 à 12:00 par chlinfernal
Pèlerinage à Lourdes en 1964 ou 1965
Bonsoir à tous !

Je poste une photo qui m'a été envoyée par Marie-Claire (que je remercie) concernant le Pèlerinage à Lourdes d'un certain nombre d'habitants de Febvin-Palfart, en 1964 ou 1965.

On peut reconnaître de gauche à droite sur le cliché :

Marie-Louise LAFIS-BOUQUILLON - Irène SAILLY - Marie BOUTILLIER - Laure LEGRAND-FRANCHE - Un militaire qui serait Bernard WIGNERON de Febvin faisant son service dans la région de Lourdes à cette époque. Si vous avez une idée sur son identité, merci de bien vouloir laisser un commentaire.

N.B. : j'en profite pour remercier les lecteurs qui furent nombreux à consulter le blog durant le mois d'août. Ce sont 1500 personnes qui ont pris connaissance de quelques anecdotes concernant le village de Febvin-Palfart.
Sachez que je suis toujours très intéressé par tout document ou photo ayant trait au village. Alors si vous voulez transmettre aux jeunes générations quelques tranches de notre histoire, retrouver les visages de nos anciens, je suis bien entendu prêt à les diffuser.
Vous pouvez me contacter sur ma messagerie : philippe.masset@laposte.net.
Merci d'avance et surtout merci de votre fidélité...

A l'occasion de la visite de Mgr PERRIN, 1947

Publié le 01/09/2008 à 12:00 par chlinfernal
A l'occasion de la visite de Mgr PERRIN, 1947
Bonsoir à tous !

Je poste une photo probablement prise lors de la visite de Mgr PERRIN, évêque d'Arras, le vendredi 4 juillet 1947 à Febvin-Palfart.

Il s'était rendu dans le village à l'occasion de l'ouverture de la Neuvaine de Ste-Berthe, patronne dudit lieu.
A 9h30 (heure solaire), un cortège recevait à l'entrée du village, côté Westrehem, Mgr l'évêque.
Cette cérémonie fut suivie d'une messe en plein dans la pâture située à côté de l'actuel groupe scolaire.

La photo a été prise sur la place du village.
On peut apercevoir au fond les fausses portes élevées à l'occasion du pèlerinage.
Derrière les personnes, le café tenu par M. et Mme DEFASQUES-DELFORGE (qui est actuellement le Paradise Café) est décoré de guirlandes.

On peut reconnaître de haut en bas et de gauche à droite :

1er rang :

1 - ??? - 2 - Abel DARGUESSE - 3 - André DEFASQUES - 4 - Thierry LABITTE - 5 - Augustin HURTEVENT - 6 - Michel CLETY - 7 - ??? - 8 - Paul SAMIER

2ème rang :

1 - Léon VAILLANT - 2 - Jean VAILLANT

Merci à Pauline pour la communication de cette photo.

P.S : il me reste deux inconnus à découvrir, si vous avez une idée sur leur identité, merci d'avance de bien vouloir laisser un commentaire.

Les Prémices de l'abbé Edmond PRUVOT en 1946

Publié le 22/08/2008 à 12:00 par chlinfernal
Les Prémices de l'abbé Edmond PRUVOT en 1946
Bonsoir à tous !

Je poste une photo prise lors des Prémices de l'abbé Edmond PRUVOT, originaire de Febvin-Palfart. Il est né en 1921.
Cette image m'a été communiquée par M. et Mme VAILLANT-GOTTRAND que je remercie.

La messe solennelle des Prémices eut lieu à Febvin-Palfart le jeudi 4 juillet 1946, en présence de Monseigneur PERRIN, évêque d'Arras et des prêtres originaires de Febvin et les curés des villages environnants.

Un article de l'Echo de la Lys en date du 28 juin 1946 relate :

"Febvin-Palfart : Messe de Prémices.
Mme veuve PRUVOT-COURBET, Mme veuve PRUVOT-MOURET et ses enfants, ont l'honneur et la joie de vous faire part de l'Ordination Sacerdotale que l'abbé Edmond PRUVOT, leur petit-fils, fils et frère, recevra des mains de son Excellence Monseigneur PERRIN, Evêque d'Arras, en la Cathédrale d'Arras, le dimanche 30 juin 1946, à 17h30. Et vous prient d'assister ou de vous unir par la pensée et la prière à cette cérémonie, ainsi qu'à la messe solennelle de Prémices, que le nouveau célèbrera le jeudi 4 juillet, à 11h, en l'église Sainte-Berthe, à Febvin."

De gauche à droite :

Abbé MARTEL (prêtre de Fléchin) - Abbé François CROHEM - Abbé Ferdinand BOUCLY - Abbé Edmond PRUVOT - Abbé François PRUVOT (cousin du précédent) - ???

Photographie prise à la maison de la famille de l'abbé Edmond PRUVOT, chez sa mère Victoria PRUVOT-MOURET (née en 1886) - actuellement la maison d'André PRUVOT, rue de Laires, neveu de l'abbé Edmond PRUVOT.